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Continuer la lectureShrinkflation : PepsiCo obtient le retrait des affiches critiques de Carrefour
Le commerçant dénonçait cette technique des industriels qui consiste à discrètement réduire le poids des produits, tout en maintenant voire en augmentant leur prix.
Depuis le début du mois, des affichettes se multiplient dans les magasins Carrefour. Aux rayons snacking, petit-déjeuner ou boissons, impossibles de les rater, elles avertissent le chaland avec un message des plus clairs : « Nous ne vendons plus cette marque pour cause de hausse de prix inacceptable ...
Dans le détail, les juges ont établi une astreinte de 5 000 euros par infraction constatée dans les 8 jours suivant l’ordonnance, puis une sanction de 10 000 euros pour les trois semaines suivantes. Mais le cas ne devrait pas se présenter bien souvent, les affiches litigieuses ayant déjà été retirées des magasins. Le tribunal a estimé qu’avec sa campagne, le distributeur avait avancé un discours non quantifié, avec un caractère « vague et subjectif ». Selon le jugement, Carrefour a, semble-t-il, péché sur des éléments techniques. L’enseigne présidée par Alexandre Bompard « n’indique pas l’ordre de grandeur de l’augmentation réelle ou supposée du prix au kilo ou au litre ». Et affirme qu’il y a dégradation du rapport qualité prix « sans le démontrer ». Le tribunal a par ailleurs relevé que Carrefour mentionnait « le tarif », et non le prix de vente. Or cet élément reste propre à la relation commerciale entre le distributeur et le fournisseur, inconnu du consommateur. Autre point : Carrefour commercialisant à sa marque des produits directement concurrents de ceux de PepsiCo, la campagne d’affichage, «pas neutre », a pu bénéficier au distributeur en réorientant le choix des clients. Autant d’éléments qui ont de quoi « inévitablement amener le consommateur à se détourner des produits PepsiCo ».
De fait, à la barre, l’industriel a affirmé, sans être contredit, que ses ventes de produits chez Carrefour s’étaient « effondrées » au troisième trimestre par rapport aux périodes comparables, alors même « qu’aucune chute ni même effritement » n’était signalé pour les 8 premiers mois de l’année. Contacté, PepsiCo n’a pas souhaité faire de commentaires, alors que Carrefour nous a précisé étudier la possibilité de faire appel.