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Continuer la lectureCoca-Cola règle son dû au fisc, Teneo plombé par les départs… les télex de l’Informé
Les dernières brèves exclusives de la rédaction.
Publié : 01/09/2025 à 17:38 - Mis à jour : 01/09/2025 à 17:41
► Boissons. Visée par un redressement fiscal d’un montant final de 104 millions d’euros, Coca Cola Services France (CCSF), l’une des entités du géant américain, a réglé la totalité de cette somme l’an dernier à l’administration, après s’être acquittée d’un premier versement de 42 millions. L’activité...
Coca-Cola est dans le viseur de Bercy depuis quelques années. Plusieurs filiales du groupe étaient depuis un moment concernées par diverses procédures, comme nous l’avions révélé. L’essentiel des griefs concernait Coca-Cola Europacific Partners France (CCEPF), l’entité qui produit, vend et distribue les boissons du portefeuille de Coca-Cola (Coca-Cola, Sprite, Fanta, Minute Maid, etc.). L’administration reprochait notamment à CCEPF le traitement comptable avantageux opéré pendant plusieurs années pour ses achats de concentrés de boissons auprès de The Coca-Cola Company, basée aux États-Unis. Et elle lui avait appliqué un redressement fiscal de plus de 550 millions d’euros (370 millions pour la période 2014-2015 et 182 millions pour 2016). Mais l’issue de cette partie de la procédure pourrait s’avérer bien moins douloureuse que prévu. L’an dernier, Coca-Cola Europacific Partners France avait opportunément pris la parole pour indiquer que le fisc avait « d’ores et déjà abandonné la procédure » portant sur la période allant de 2014 à 2017 et que des « discussions constructives » se poursuivaient concernant les années 2018 et 2019, pour lesquelles les sommes en jeu n’atteignaient plus que 29 millions d’euros. Contactés, Coca-Cola et son agence de relations publiques n’ont pas répondu à nos sollicitations. M.L.
► Communication. La branche parisienne de la société de conseil américaine Teneo a fait grise mine en 2024. Son chiffre d’affaires s’est contracté de 5,4 à 5,1 millions d’euros et, surtout, son résultat net a viré au rouge avec une perte de 430 000 euros. L’agence, qui s’était lancée en France en rachetant Societer, une boutique de conseil spécialisée dans les questions de RSE, était pourtant encore rentable en 2023, avec un résultat net de plus de 184 000 euros. Philippe Maze-Sencier, le nouveau patron de Teneo arrivé en avril 2024, assume une « variation comptable due à des coûts exceptionnels non récurrents ». Comme l’Informé l’avait raconté en décembre 2024, le cabinet a en effet dû faire face au départ de nombreux talents issus de Societer avec qui la greffe n’a jamais vraiment pris. Dont celui de sa cofondatrice Aurélie Motta-Rivey… Teneo a donc dû s’acquitter d’indemnités de départ qui ont pesé sur ses comptes. Le patron de Teneo France soutenu par le fonds CVC se veut plus confiant pour 2025 mais il reste prudent : « Nous avons eu un bon début d’année, mais l’écosystème français reste attentiste aujourd’hui. » Teneo conseille notamment les CEO de Bureau Veritas et d’Engie, et s’occupe par exemple de la communication financière d’Air France-KLM. NM
Par Morgan Leclerc et Noah Moulinet