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Continuer la lectureBornes de recharge : le fonds de pension PGGM négocie son arrivée chez Electra
La start-up et l’investisseur néerlandais sont en voie de signer un accord pour une levée de fonds de l’ordre de 300 millions d’euros.
Electra s’apprête à amasser de quoi devenir l’un des champions français de son marché. La start-up spécialisée dans l’exploitation de bornes de recharge de véhicules électriques préparait une grosse levée de fonds depuis quelques mois, comme l’avait révélé l’Informé. Assistée dans ses projets par BNP Paribas et la boutique de conseil en fusions-acquisitions GottenGreen, l’entreprise aurait reçu des marques d’intérêt de plusieurs dizaines de candidats, mais c’est finalement avec le fonds de pension néerlandais PGGM qu’elle vient d’entrer en négociations exclusives, d’après plusieurs sources. Conseillé par Rothschild & Co, ce dernier aurait notamment été mieux-disant que le fonds suisse d’infrastructures EIP.
Comme elle l’espérait, Electra serait sur le point de réunir une enveloppe d’environ 300 millions d’euros. Au-delà de PGGM, l’entreprise pourra compter sur le soutien de certains de ses actionnaires actuels. Ce serait par exemple le cas d’Eurazeo. L’investisseur avait fait office de chef de file lors de la précédente levée, bouclée pour 160 millions d’euros en juin 2022 avec, entre autres, les fonds Rive Private Investment, RGreen, Serena Capital ou encore le groupe de concessions automobile Chopard.
Si l’opération aboutit bel et bien, PGGM ajoutera donc une nouvelle participation française à son portefeuille. Au capital des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR), aux côtés d’Eiffage, le fonds de pension néerlandais est aussi devenu l’un des actionnaires de référence de la Saur (numéro 3 du marché de l’eau) l’an dernier. L’investisseur s’intéresse par ailleurs à une prise de participation minoritaire dans le producteur d’énergies renouvelables Valorem, comme nous le révélions il y a peu.
En bouclant ce nouveau tour de table, Electra trouvera de quoi lancer l’ouverture de nouvelles stations de recharge ultra-rapide non seulement sur le territoire français, mais aussi en Europe. Son réseau comportait en fin d’année un peu plus de 170 implantations. Elle totalisait ainsi près de 800 points de charge, encore loin de l’objectif très ambitieux des 14 500 qu’elle s’est fixé pour 2030. La start-up n’hésite pas à multiplier les sources de financement pour son expansion : en décembre, sans attendre le résultat de sa levée de fonds, elle a par exemple réuni 27 millions d’euros de crédit-relais sous forme de dette privée auprès d’un pool d’investisseurs menés par Eiffel Investment.
Car Electra doit aller vite : la jeune pousse fait face à un marché très concurrentiel, où s’affrontent des start-up, des initiatives lancées par des constructeurs automobile ou des filiales de grands groupes. Parmi ces dernières, Izivia, opérateur de bornes contrôlé par EDF, est d’ailleurs lui aussi en train de finaliser une levée de fonds pour pousser les feux dans la recharge ultra-rapide. Elle est en phase de négociations avancées avec le fonds néo-zélandais Morrison.
Contacté, Electra a refusé de commenter ces informations. PGGM n’a pour sa part pas encore répondu à nos sollicitations.