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Continuer la lectureLa famille Frère discute de la vente de CLS avec une poignée de prétendants
Offre professionnelleTrois acheteurs étrangers, dont un américain, sont encore en lice pour une prise de contrôle de l’opérateur de services satellitaires de surveillance, créé par l’Ifremer et le CNES.
La vente de CLS entre dans la dernière ligne droite. L’Informé l’avait révélé fin 2025 : la Compagnie nationale à portefeuille (CNP), l’une des holdings des héritiers d’Albert Frère, a mandaté Rothschild & Co pour trouver un acheteur pour sa participation de 66 % dans cet opérateur de services satell...
Selon plusieurs sources, les compétiteurs encore dans la course ont remis des offres indicatives sur des valorisations autour de 800 millions d’euros. Un chiffre qui serait largement en deçà des attentes initiales, mais qui se justifierait par une rentabilité et des cash-flows plus faibles que prévu. CLS a réalisé un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros en 2025 et devait terminer cet exercice sur un Ebitda avoisinant 50 millions d’euros, voire un peu plus. « Avec l’acquisition du britannique Ground Control et une croissance organique attendue à 10 % au premier semestre, ce même agrégat devrait franchir la barre des 60 millions d’euros en 2026 », croit savoir une source proche de la société.
Une nouvelle opération ne sera pas synonyme de retrait que pour CNP. Toujours actionnaire, le Centre national d’études spatiales (CNES), l’un des deux établissements publics fondateurs de CLS avec l’Ifremer, prévoit lui aussi de s’alléger au capital. « Il est question qu’il conserve un droit de regard sur l’arrivée d’un nouvel actionnaire lors d’une recomposition du capital ultérieure qui pourrait survenir dans quelques années », dixit un intervenant qui a regardé le dossier.
CLS, qui a vu le jour en 1986 autour du système de collecte de données Argos, propose des services satellitaires pour les prévisions météo ou climatiques, la surveillance des océans ou l’observation de la faune et de la flore. L’entreprise était également l’un des actionnaires-clés de Kinéis. Mais il a été décidé de sortir de son périmètre sa participation de 33 % dans ce constructeur de nano satellites utilisés pour localiser des objets partout sur Terre. Le projet, qui prend quelque retard, était vu chez CLS comme trop consommateur en fonds propres.
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