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Continuer la lectureDéjà plusieurs candidats à la présidence de l’Arcep, sur fond de rachat de SFR
Le mandat de l’actuelle présidente du gendarme des télécoms, Laure de la Raudière, se termine début janvier et le processus de nomination commence ce lundi. Le passage de quatre à trois opérateurs mobiles sera le premier chantier de l’heureux élu.
La course est lancée. Ce lundi 31 août marque la clôture du dépôt des candidatures pour prendre la tête du gendarme des télécommunications et des postes, l’Arcep. Le successeur de Laure de la Raudière, dont le mandat se termine le 3 janvier, aura la lourde tâche de se pencher sur le plus gros dossier du secteur des dernières années, le rachat de SFR. Si l’Autorité de la concurrence est en première ligne sur cette opération dans laquelle Bouygues Telecom, Free et Orange se sont associés dans un consortium pour reprendre leur concurrent, l’Arcep aura aussi son mot à dire en raison, notamment, du transfert des fréquences.
Plusieurs postulants sont sur les rangs. Le sénateur LR Patrick Chaize, connaisseur des sujets télécoms comme président de l’Avicca (association nationale des collectivités pour l’aménagement numérique des territoires) et membre du comité France Très Haut Débit, admet que l’idée lui a « effleuré » l’esprit. « Mais il faut être soutenu par le président de la République, déclare-t-il à l’Informé. Et en l’occurrence, je n’ai pas de certitude et ne suis pas candidat. »
En revanche, le nom de Benoît Loutrel revient avec insistance. Ce polytechnicien est actuellement membre du collège du gendarme de l’audiovisuel, l’Arcom, et son mandat arrive à échéance début 2027. Il n’est pas inconnu dans la maison puisqu’il est déjà passé par l’Arcep dont il a été le directeur général de 2013 à 2016. « Ces secteurs, industries de réseaux et industries numériques me passionnent donc je serai candidat », confirme-t-il.
Un autre prétendant est souvent évoqué. Il s’agit d’Éric Bothorel, député macroniste, et spécialiste des sujets télécoms. L’intéressé a déjà tenté sa chance l’an dernier pour prendre la direction du Campus Cyber, un domaine qu’il connaît bien. Sans succès. Contacté, il n’a pas répondu à nos sollicitations tout comme le 3e vice-président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Patrick Molinoz. Également vice-président de l’association des maires de France, dont il copréside la commission numérique, il pourrait également se lancer.
Mathieu Weill, actuel directeur de la Transformation numérique du ministère de l’Intérieur, serait également dans les starting-blocks. Interrogé, il n’a pas souhaité faire de commentaire. En revanche, le directeur général des Entreprises de Bercy, Thomas Courbe, n’est, lui, pas dans la course. Même si son nom circule, il a fermement démenti être candidat.
Parmi les postulants pressentis, cinq seront présélectionnés et proposés par les services du ministère du numérique. Ils seront d’abord auditionnés par un panel de personnalités qualifiées. Elles présenteront leur recommandation au président de la République, à qui revient la décision finale. La tentation d’Emmanuel Macron de placer un proche à la tête de l’Arcep est grande à la veille de l’élection présidentielle de 2027. Il l’a déjà fait pour le Conseil constitutionnel avec Richard Ferrand, à la Banque de France avec Emmanuel Moulin et à la Cour des comptes avec Amélie de Montchalin. Dans un autre registre, la dernière nomination en date, celle de François-Noël Buffet comme Défenseur des droits, a suscité une grande controverse.