L'abonnement à l'Informé est à usage individuel
Un autre appareil utilise actuellement votre compte
Continuer la lectureSous pression de Matignon, l’Arcom et l’Arcep annulent leurs vœux
Alors que 434 opérateurs de l’État sont visés par les restrictions budgétaires annoncées par Sébastien Lecornu, les gendarmes de l’audiovisuel et des télécom ont décidé eux aussi de faire des efforts. D’autres autorités devraient suivre.
Ce sera ceinture pour 2026. Face aux difficultés économiques du pays et aux tensions politiques autour du projet de loi de finances, plusieurs opérateurs de l’État et autorités administratives ont décidé d’annuler leur cérémonie des vœux, en janvier prochain, a appris l’Informé. À commencer par le ge...
Une manière pour elles de marquer leur bonne volonté dans un climat général d’austérité. Début décembre, le Premier ministre a annoncé une « refonte de la stratégie et des moyens de la communication de l’État ». Précisant la feuille de route de la mission « État efficace », Sébastien Lecornu a demandé aux opérateurs de l’État - l’agence de la transition écologie (l’Ademe), l’Agence nationale du sport ou encore le Centre national du cinéma (CNC) - de réduire leurs dépenses de 40 % par rapport à 2024. « Les subventions dont ils bénéficient seront diminuées en conséquence et les ministères de tutelle s’assureront de la traduction de cette mesure dans les budgets des organismes », a-t-il indiqué. L’objectif est de réaliser une économie sur les frais de communication de 300 millions d’euros l’année prochaine.
La France compte 434 opérateurs - 431 l’année prochaine (avec la disparition, par exemple, de la société de livraison des ouvrages olympiques). Des entités souvent prises pour cible par les politiques pour leur coût de fonctionnement. L’Agence française de développement (AFD) a été attaquée à plusieurs reprises par Sarah Knafo dans différents médias (Europe 1, CNews…). Valérie Pécresse (LR), la présidente de la région Île-de-France, préconisait la fermeture de l’agence de la transition écologie, l’Ademe, pour transférer son budget aux régions.
De son côté, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a indiqué en juillet sous forme de boutade : « j’ai une idée de mesure pour les libertés : fermer l’Arcom et rouvrir C8 » (la chaîne a perdu sa fréquence en début d’année). Plus récemment, un amendement déposé par ce même parti, visait à supprimer le CNC afin de récupérer une partie de ses 850 millions d’euros de budget destiné aux financements de la création française.
Selon un récent rapport du Sénat, le coût de ces organismes (en y intégrant les taxes affectées, subventions, dotations, etc.) sera de 73,3 milliards d’euros en 2026 contre 75 milliards d’euros cette année.
Après parution de notre article, l’Arcom nous a indiqué « avoir fait le choix, dès le mois de novembre 2025, de ne pas organiser de vœux en 2026. Choix qu’elle a fait en toute indépendance, comme son statut le lui permet. »
* Ajout de la réaction de l’ANFR à 14h10