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Médias - Culture

À la recherche d’un repreneur, Option Finance intéresse Overlord

Placé en redressement judiciaire, l’éditeur de presse professionnelle a jusqu’au 28 septembre pour trouver un acquéreur. Le groupe de Gaspard de Monclin est déjà prêt à se positionner.

Option Finance est éditeur de l’hebdomadaire et mensuel éponyme, mais aussi de La Tribune de l’Assurance, de Funds Magazine ou encore d’Option Droit & Affaires.
Option Finance est éditeur de l’hebdomadaire et mensuel éponyme, mais aussi de La Tribune de l’Assurance, de Funds Magazine ou encore d’Option Droit & Affaires.

La crise de la presse n’épargne pas les publications professionnelles. Option Finance, éditeur de l’hebdomadaire et mensuel du même nom, ainsi que de La Tribune de l’Assurance, Funds Magazine et Option Droit & Affaires, a été placé en redressement judiciaire fin juillet, comme l’a révélé La correspondance de la publicité. Il en est de même pour son actionnaire, Infofi. Contrôlé par Jean-Guillaume d’Ornano qui cumule les postes de PDG et de directeur de la rédaction, le groupe affiche un chiffre d’affaires annuel de 4,7 millions d’euros mais surtout un passif de 1,9 million d’euros, a appris l’Informé : un montant auquel il est « manifestement dans l’impossibilité de faire face », a indiqué le tribunal des activités économiques de Paris. Une période d’observation de trois mois vient de s’ouvrir : si un redressement « n’est pas envisageable », un plan de cession semble possible.

L’entreprise a jusqu’au 28 septembre pour attirer des acquéreurs, date butoir fixée par le juge. Selon nos informations, le dossier a d’ores et déjà aiguisé l’appétit du serial repreneur Gaspard de Monclin. L’avocat de formation est à la tête du groupe de presse économique Overlord media, qui comprend Le Revenu, Le Nouvel Économiste, Le Journal des Entreprises et Le Monde Informatique, tous récupérés à la barre des tribunaux de commerce. Option Finance constituerait une cinquième pierre « parfaitement complémentaire » à son édifice, confie l’investisseur à l’Informé. De Monclin espère avec cette éventuelle acquisition élargir son lectorat en s’adressant à un public intéressé par la finance, mais aussi par le droit des affaires. Le patron qualifié de « terminator des médias qui remplace les journalistes par l’IA » par l’Humanité, est également séduit par le fort pôle évènementiel du groupe de 24 salariés.

Durant des mois, Option Finance aura pourtant tout essayé pour éviter le redressement judiciaire. En fin d’année dernière, l’éditeur a d’abord vendu son agence financière, AOF, à Surperformance, et son actionnaire Infofi, structure détenue par Jean-Guillaume d’Ornano, a réalisé une augmentation de capital de 1,1 million d’euros contre un abandon de créance… Sans que cela ne suffise. C’est la fin d’une aventure de quinze ans pour le patron de presse, fils d’Anne et de Michel d’Ornano, ancien ministre du gouvernement Raymond Barre : il avait repris Option Finance auprès du banquier François Fahys en 2011, après avoir été directeur général de TV Magazine et du Particulier.

Interrogé, Jean-Guillaume d’Ornano n’a pas répondu à nos sollicitations.

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