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Fianso, Hanouna, Koundé… l’incroyable tour de table de la start-up Royaltiz, partie 1

L’Informé dévoile l’impressionnante liste de célébrités qui ont investi dans cette plateforme permettant aux particuliers de miser sur le succès des vedettes... et les inquiétudes que le concept soulève. Premier épisode d’une enquête en deux parties.

Sofiane Zermani dit Fianso, Cyril Hanouna et Jules Koundé ont investi dans Royaltiz.
Sofiane Zermani dit Fianso, Cyril Hanouna et Jules Koundé ont investi dans Royaltiz. Fianso : David Delaplace - Wikimedia Commons / Cyril Hanouna : Alain Jocard - AFP / Jules Koundé : Adrien33000 - Wikimedia Commons

C’est dans le sous-sol de l’espace de bureaux partagés WeWork rue La Fayette à Paris que nous reçoivent Christophe Vattier et Aymeric Granet, respectivement président fondateur et directeur général de Royaltiz. Tout sourires, les deux compères se fondent aisément dans ce royaume des start-up. Pourtan...

Des footeux, des personnalités du monde du rap…

Les joueurs de l’Équipe de France de football Aurélien Tchouameni, Jules Koundé et Mike Maignan y ont aussi investi respectivement 600 000, 155 000 et 103 000 euros, et l’international allemand Thilo Kehrer a pour sa part misé près de 208 000 euros. Les quatre sportifs sont par ailleurs « cotés » sur la plateforme. À l’occasion d’une nouvelle levée de fonds de plus d’1,7 million d’euros en avril 2023, le combattant MMA Ciryl Gane est aussi entré au capital, à hauteur de 45 000 euros, aux côtés du footballeur de l’Olympique lyonnais Corentin Tolisso qui a apporté 30 000 euros et de l’international polonais Grzegorz Krychowiak avec plus de 200 000 euros investis. Toujours dans l’univers du foot, l’ancien directeur général de la Ligue de football professionnel Didier Quillot a quant à lui apporté 100 000 euros au projet.

En plus des sportifs, le site a bénéficié de l’appui de Sofiane Zermani. Plus connue sous le nom de Fianso, cette figure du rap français a été l’une des premières à faire confiance à Royaltiz. « Il a compris le concept en 15 secondes », se réjouit encore Christophe Vattier, associé fondateur de la société. Il est entré au capital via une compensation de créance, à hauteur de 142 000 euros. De son côté, Finagnon Tobossi dit Fif Tobossi, le cofondateur du média référence des cultures urbaines Booska-P, a injecté plus de 80 000 euros.

Royaltiz, comment ça marche ?

« Mankind stock exchange », la Bourse de l’humanité : c’est ce que signifie Manse international, le nom de la société mère de Royaltiz. « On mérite tous d’être cotés sur une plateforme, parce qu’on crée tous de la valeur », avance son fondateur Christophe Vattier pour expliquer la genèse de son projet. Dans les faits, la plateforme propose à ses utilisateurs d’acheter les « Roy » de stars, « des sortes d’actions », selon Vattier. Eduardo Camavinga se négocie par exemple à 1,13 euro en ce moment et Vinicius Junior à 1,65 euro. Ensuite, les propriétaires de ces Roy perçoivent un « rendement » mensuel calculé essentiellement selon un algorithme tenu secret. Ils peuvent aussi les revendre ou les échanger contre des goodies dédicacés ou des « expériences », comme des rencontres ou des entraînements privés avec une des personnalités listées sur la plateforme. On y trouve en grande majorité des profils de sportifs, dans des disciplines diverses : football, rugby, tennis, MMA… Plus rares, d’autres personnalités classées dans les catégories « business », « entertainment » et « musique » sont aussi présentes, comme Vegedream, Daniel Riolo ou encore Mohamed Henni.

Et des business angels

Mais ce n’est pas tout. Dans son tour de table, Royaltiz compte aussi des business angels bien connus du Paris des affaires. Parmi eux, le fondateur d’Almerys (santé, prévoyance) Laurent Caredda, qui a investi plus de 500 000 euros en son nom propre et via sa société luxembourgeoise BeYs (solutions de confiance numérique), le cofondateur de AR24 (lettre recommandée en ligne) Guillaume de Malzac à hauteur de 403 000 euros ou encore l’associé fondateur d’Equitis (gestion de fonds) Stephan Catoire, avec 186 000 euros misés, en sus de 250 000 euros de BSA Air souscrits. Parmi les gros investisseurs de la plateforme, on retrouve aussi deux dirigeants de l’Atelier du Sourcil, Davy Dian et Olivier Dufour, à hauteur respectivement de 500 000 et de 250 000 euros chacun. Le directeur général délégué de Patrimmofi (gestion de patrimoine) Jérémy Aras a de son côté investi 307 000 euros dans Royaltiz, Axel et Hugo Manoukian, deux frères qui ont fait fortune dans l’e-coaching, respectivement 264 000 et 186 000 euros, et le PDG d’Allianz Jacques Richier et sa famille, un total de 254 000 euros. En sus de ces investissements, la start-up explique avoir bénéficié d’un prêt à taux 0 de 500 000 euros accordé par Bpifrance.

Dans un second épisode à paraître dans quelques jours, l’Informé racontera comment le concept de Royaltiz inquiète aujourd’hui ses utilisateurs, les experts du secteur et même des élus.