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IA : après OpenAI, Anthropic ouvre une filiale en France et va recruter localement

Déjà présent en Suisse, au Royaume-Uni et en Irlande, le créateur de l’intelligence artificielle Claude s’installe à Paris.

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GUO DEXIN / CFOTO via AFP

Anthropic pose ses valises en France. Près d’un an après l’arrivée d’OpenAI à Paris, c’est au tour du créateur de l’intelligence artificielle Claude, d’ouvrir une filiale dans la capitale a appris l’Informé. Créée ce printemps, cette société est placée sous la présidence de Patrick Ekeruo, conseiller...

Après Zurich, Londres et Dublin, c’est donc la quatrième grande ville européenne pour la jeune pousse américaine dont les activités sur le Vieux Continent ont été placées sous la responsabilité de l’ancien directeur général Europe de Stripe, le Français Guillaume Princen. Nommé en avril dernier, son objectif est de déployer Claude auprès d’entreprises privées (le danois Novo Nordisk, le français SNCF…) mais aussi des institutions (le gouvernement britannique, le parlement européen…).

Depuis son arrivée, Anthropic cherche à recruter une centaine de personnes en Europe, mais aucun poste ne concerne pour le moment la filiale parisienne. Interrogé à ce sujet, un porte-parole d’Anthropic nous confirme avoir « enregistré une entité en France afin de pouvoir recruter localement et de garantir le respect du droit du travail local. Nous n’avons pas d’informations supplémentaires à communiquer aujourd’hui. »

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La France compte un vivier important de spécialistes dans les domaines de l’IA grâce à ses grandes écoles de mathématiques et des noms connus dans le monde entier comme Yann Le Cun chez Meta ou Joëlle Barral chez Google DeepMind. Le moteur de recherche a d’ailleurs ouvert un centre d’IA l’an dernier à Paris comme l’avait fait Facebook en 2015 avec son centre de recherche Fair.

Afin de se développer hors des États-Unis, Anthropic, créé en 2021, a finalisé une levée de fonds début septembre de 13 milliards de dollars auprès du fonds ICONIQ avec Fidelity Management & Research et Lightspeed Venture Partners. Parmi les autres investisseurs figurent aussi Qatar Investment Authority, Blackstone, Coatue, GIC, Insight Partners… sur une valorisation de 183 milliards de dollars post-monnaie. Précédemment, elle a été soutenue par Google et Amazon. Ce dernier cherche à s’appuyer sur Claude afin d’améliorer son assistant personnel Alexa.

Mais l’entreprise fait aussi face à des problèmes de violation du droit d’auteur. Afin d’éviter un procès, elle vient de verser 1,5 milliard de dollars aux auteurs et éditeurs de livres pour avoir entraîné son IA sur ces contenus protégés par le copyright.

OpenAI bataille pour sa marque ChatGPT en France
Sur son site, Andony Gatinaud propose des formations en intelligence artificielle pour 29,90 euros pour « décupler sa productivité » et vend des prompts (des textes de programmation) à 14,90 euros sous la forme de packs de 400 à plus de 1 100 dans différents domaines (marketing, vente, business en ligne…). Mais le créateur de ces offres a suscité la colère d’un géant de la tech. Et pour cause, sa société s’appelle « Veltrum-ChatGPT.fr » . Le 22 juin 2024, cet entrepreneur basque a demandé l’enregistrement de la marque « ChatGPT.fr » à l’INPI. Une initiative évidemment peu appréciée par OpenAI, l’éditeur de l’IA éponyme. La société américaine a fait opposition en arguant le dépôt antérieur (le 9 novembre 2023) et le caractère notoire de sa marque ChatGPT. Le 1er juillet 2025, le directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) a validé cette opposition, retenant un risque de confusion et d’atteinte à la renommée. Si l’enregistrement a été refusé, le site ChatGPT.fr reste, lui, actif. Contacté, l’intéressé nous indique avoir enregistré ce nom de domaine le 5 décembre 2022. «À cette époque, le terme ChatGPT n’était pas connu du grand public en France et reste composé de mots génériques. Nous avions déposé une demande de marque afin de protéger le nom de domaine ChatGPT.fr, en toute bonne foi et dans un cadre strictement pédagogique. Cette demande a été refusée par l’INPI, et nous en prenons acte ». OpenAI n’a pas répondu à nos sollicitations. L’Association française pour le nommage Internet en coopération (Afnic), office d’enregistrement pour la gestion des noms de domaine en .fr, nous indique ne pas avoir été saisie pour l’instant d’une procédure d’arbitrage portant sur ce nom de domaine. Dans des cas similaires, plusieurs critères sont pris en compte pour régler ces différends : la date du dépôt du nom de domaine, le droit des marques, la bonne ou mauvaise foi du déposant, etc. « Il revient au requérant d’apporter toutes les preuves », précise Pierre Bonis, directeur général de l’Afnic.