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Continuer la lectureLes « Boco » de Vincent Ferniot cherchent un repreneur
En redressement judiciaire depuis un an, l’entreprise de restauration est maintenant à vendre. Ses recettes de cuisiniers étoilés servies dans des bocaux de verre ne lui ont jamais permis d’être rentable.
Coup de chaud pour Boco. Après s’être imposé dans les trains, les avions ou les hôtels chics, la marque de petits plats en bocal est aujourd’hui dans une situation des plus délicates. En redressement judiciaire depuis un an, la société créée par l’animateur Vincent Ferniot vient d’être mise sur le marché : un appel à repreneurs a été lancé.
L’aventure business du journaliste gastronomique avait pourtant bien démarré. Grâce à son épais carnet d’adresses, Vincent Ferniot avait convaincu une brigade de cuisiniers réputés et de grands pâtissiers (Anne-Sophie Pic, Christophe Michalak, Gilles Goujon… ) d’élaborer des recettes à servir dans des bocaux en verre, sur place ou à emporter. Inaugurée en 2011 à Paris, la chaîne de restaurants s’était rapidement développée dans des grandes villes de France, de Suisse ou de Belgique, le concept attirant clients et franchisés. Cinq ans après sa naissance, l’entreprise employait une soixantaine de personnes et vendait près de 4 000 plats par jour. Ses bocaux s’invitaient même à bord des TGV et des avions d’Air France, ou encore dans les restaurants de grandes entreprises (LVMH, Sephora, BNP, etc.), grâce à l’aide d’Elior.
Ce développement a-t-il été mal maîtrisé ? Malgré un chiffre d’affaires de près de 5 millions d’euros, la société n’a jamais réussi à gagner d’argent et les fermetures de restaurants se sont succédé à partir de 2015. Depuis la sortie du Covid-19, l’entreprise testait un nouveau modèle, proposant ses ramequins dans les hôtels et les lieux d’accueil touristiques, en room-service, salle à manger ou self-service. Sans trouver l’équilibre pour autant : en 2022, son chiffre d’affaires s’est élevé à 1,5 million d’euros, pour une perte nette de près de 500 000 euros.
Contacté, Vincent Ferniot n’a pas répondu à nos sollicitations.