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Continuer la lectureF1 : l’équipe Alpine (Renault) négocie un contrat de sponsoring à 20 millions d’euros
L’écurie française du pilote Pierre Gasly a sauvé sa saison grâce à des résultats inespérés lors des derniers Grand Prix. De quoi séduire un nouveau partenaire majeur.
Bientôt un nouveau sponsor majeur pour l’écurie française de Formule 1 ? Après sa remontée, au finish, à la 6e place au championnat des constructeurs, grâce notamment à un double podium au Grand Prix du Brésil en novembre, la BWT Alpine F1 Team négocie avec un peu plus d’aplomb ses contrats de sponsoring pour les prochaines saisons. Si l’industriel autrichien BWT restera en 2025 son sponsor principal pour une troisième année, l’écurie du groupe Renault compte, selon nos informations, décrocher un autre contrat de premier plan avec Visit Rwanda, l’initiative lancée par Kigali pour attirer touristes et investissements étrangers. « Les discussions sont à un stade très avancé », confie un proche des négociations. Ces dernières doivent se clôturer au plus tard le 26 février, date du lancement de la saison 2025 avec les pré-essais à Bahreïn.
Ce contrat pourrait dépasser la barre des 20 millions d’euros, affirment plusieurs sources au sein de l’industrie. Ces ressources nouvelles seraient les bienvenues pour l’écurie qui a vu la manne de ses droits audiovisuels se réduire avec sa dégringolade au classement. En 2023, Alpine, 6e déjà, avait engrangé 250 millions de livres sterling de recettes, pour un bénéfice net de 7,8 millions. Ses piètres résultats en course avaient causé une baisse de 7 % de ses revenus de sponsoring et de merchandising, par rapport à la saison 2022 où l’équipe avait atteint le 4e rang mondial. Espérant changer la donne, Renault a ouvert, en 2023, 24 % du capital de son écurie F1 à un consortium constitué du fonds spécialisé dans le sport et les loisirs Otro Capital, de RedBird et de la société d’investissement de l’acteur Ryan Reynolds, Maximum Effort Investments, pour un montant total de 200 millions d’euros.
La direction a aussi choisi cet automne d’arrêter la conception-production des moteurs de F1 en interne dans l’usine de Viry-Châtillon (Essonne), pour rouler avec des moteurs Mercedes, moins onéreux, à partir de 2026. Une restructuration qui pourrait augurer d’une nouvelle ouverture du capital d’Alpine F1 Team dans un proche avenir, estiment plusieurs observateurs. Surtout, l’écurie compte beaucoup sur l’arrivée récente de l’expérimenté Flavio Briatore, 74 ans, à sa tête. Avec un nouveau conducteur aux côtés de Pierre Gasly, l’Australien Jack Doohan (qui a remplacé Esteban Ocon en fin de saison), l’équipe doit prouver qu’elle peut gagner des courses, remonter au classement des constructeurs et donner enfin l’élan attendu par le directeur général de Renault, Luca de Meo, sur les ventes du coupé sportif A110 et de la citadine A290, premier modèle de la future gamme électrique d’Alpine.
De son côté, le régime de Paul Kagame mise depuis de longues années sur le marketing sportif pour inscrire le Rwanda comme une destination de premier rang pour le tourisme international et les investissements, et tourner la page, trente ans après, du génocide et la crise des réfugiés dans la région des Grands Lacs qui a suivi. Son initiative « Visit Rwanda », gérée par le Rwanda Development Board, s’est ainsi retrouvée sur les maillots des plus grandes équipes de football européennes, comme le PSG, Arsenal et dernièrement le Bayern Munich. La Formule 1, qui suscite un regain d’intérêt ces dernières années au niveau mondial, constitue un nouveau terrain de jeu : décidé à s’affirmer comme un nouveau leader en Afrique, le Rwanda est candidat à l’accueil d’un premier Grand Prix pour le continent, face à l’Afrique du Sud. Le pays a quelques atouts à faire valoir, déjà hôte de courses de rallye et patrie de plusieurs sportifs dans le domaine comme Giancarlo Davite (rallye) ou la belgo-rwandaise Naomi Schiff (W 2019). Il accueillera d’ailleurs ce vendredi la soirée de clôture de la saison sportive 2024 de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA).
Contactée, l’Alpine F1 Team n’a pas souhaité commenter un contrat en cours de discussion. Le Rwanda Development Board n’a pas répondu.