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Continuer la lectureCe gros sous-traitant de Stellantis et Renault pourrait changer de mains
L’entreprise compte près de 5 000 salariés et 27 usines. UBS et Lincoln International accompagnent la famille fondatrice dans sa recherche d’un nouvel actionnaire.
Assez peu d’entreprises peuvent se targuer d’être contrôlées par une même famille depuis presque 200 ans. C’est le cas d’un équipementier automobile français qui compte 4 600 salariés répartis entre 27 usines et table sur 750 millions de chiffre d’affaires en 2024. Son nom ? Trèves. La société a vu l...
Le groupe a entamé ses recherches au moment où le marché de l’automobile traverse une passe compliquée, en particulier en Europe. Si bon nombre de constructeurs et de sous-traitants souffrent, Trèves semble relativement épargné. « Le carnet de commandes est bon, et l’activité du groupe est assez peu sensible aux questions de transitions énergétiques, selon un bon connaisseur du secteur. De ce fait, il n’est pas vraiment touché par le tassement du marché des véhicules électriques, et il capitalise par ailleurs sur des évolutions technologiques vers l’acoustique active. ». Trèves, dont la marge d’Ebitda flirterait avecles 7 % cherche à accélérer ses investissements, dans un métier qui reste assez gourmand en « capex ». D’où son projet d’attirer un nouvel actionnaire, industriel ou financier.
Ce n’est pas la première fois que l’entreprise familiale se tourne vers l’extérieur. Bpifrance détient une grosse part minoritaire du capital aux côtés de Financière Severt, la holding du clan Trèves. La banque publique a investi en 2009 : à l’époque, l’un de ses ancêtres, le Fonds stratégique d’investissement (FSI), avait injecté 55 millions d’euros via le Fonds de modernisation des équipementiers automobile pour soutenir le fabricant au moment où l’industrie faisait les frais de la grande crise financière. Le groupe avait également levé en 2021 34 millions d’euros sous forme obligations « relance » auprès de Tikehau et d’Eurazeo pour lui permettre de financer la remontée en puissance de son activité au sortir de la crise sanitaire, tout en investissant dans son outil industriel.