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Grande conso

Les dessous de la reprise des crèches La Maison Bleue par ses créanciers

Fragilisé par les difficultés du secteur et épinglé par l’IGAS, le réseau a dû accepter l’entrée de Capza, BNP Paribas AM et Axa IM à son capital.

MAGALI COHEN / Hans Lucas via AFP

L’année 2025 aura été bien chargée pour La Maison Bleue, l’un des principaux groupes de crèches privées en France, avec Babilou et Grandir. En juin, cet opérateur à la tête de 543 établissements et de 6 000 salariés (dont les trois quarts sont dans l’Hexagone) était très officiellement mis en cause par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) qui, au terme d’une enquête de plusieurs mois, a mis en lumière toute une série de manquements. Cette mauvaise publicité est tombée au moment où le groupe était au milieu d’un autre chantier : la renégociation d’une dette devenue trop importante. Sous l’étroite surveillance du Ciri, la cellule de Bercy en charge des restructurations, les discussions ont débuté en mars dans le cadre d’un mandat ad hoc, avant de basculer dans une procédure de conciliation mi-novembre. Un accord a fini par être trouvé sur une prise de contrôle par ses créanciers, comme l’avait révélé Mergermarket. Le tribunal des affaires économiques de Nanterre a entériné cette solution par un jugement d’homologation de la conciliation juste avant Noël, a appris l’Informé.