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Continuer la lectureNicollin prêt à céder le ramassage d’ordures
Le groupe familial planche avec Rothschild & Co sur l’avenir de son activité historique, qui pèse encore l’essentiel de son chiffre d’affaires.
Une petite révolution est-elle en train de se préparer au sein du Groupe Nicollin ? Indissociable de son emblématique ancien patron Louis Nicollin, décédé en 2017, la société familiale de nettoyage urbain - aujourd’hui dirigée par ses fils Olivier et Laurent - pourrait bientôt entamer une mue spectaculaire. Selon plusieurs sources, elle a effectivement engagé des réflexions autour d’une vente de son activité historique de collecte et de gestion des déchets pour le compte de collectivités. Nicollin est conseillé par Rothschild & Co sur ce dossier. La température aurait même été prise informellement auprès de quelques acheteurs. Le pôle services du groupe, où ce dernier assure diverses tâches d’entretien, de nettoyage ou de surveillance de bâtiment pour le compte d’entreprises ou d’administration (Carrefour, EDF, France Travail…), ne semble donc pas concerné par ces réflexions. Ce périmètre est le fruit d’un développement plus récent. « Le Groupe Nicollin a engagé des réflexions exploratoires globales sur sa stratégie, répond l’entreprise à l’Informé, qui l’a interrogé sur ce projet. Dans ce cadre, différentes options de développement sont à l’étude. Aucune décision n’est arrêtée à ce stade. »
Nicollin envisage donc la revente d’une activité qui contribue aujourd’hui à l’écrasante majorité de ses quelque 750 millions d’euros de chiffre d’affaires - il serait question de 500 millions de ventes, avec 4 000 salariés. Le groupe revendique assurer la collecte, la gestion et la valorisation des déchets de 300 collectivités locales. Il dispose de contrats de concession dans le nord du pays (Lille, Valenciennes, Lens-Liévin), en région parisienne ou dans le Grand Est, en Gironde… Mais il est surtout présent dans une zone allant la vallée du Rhône (par exemple à Avignon) et sur le pourtour méditerranéen. L’été dernier, il s’est assuré cinq des six lots mis en jeu par la métropole de Montpellier pour un contrat de huit ans, le tout se chiffrant à 847 millions d’euros. Nicollin reste donc maître dans la préfecture de l’Hérault, où Louis Nicollin était venu installer l’entreprise d’origine lyonnaise - et où il a gagné ses galons de popularité comme propriétaire du club de foot local, le Montpellier Hérault Sporting Club (aujourd’hui à la recherche d’un nouvel actionnaire, lire encadré).
À l’heure où Nicollin étudie ses options, une autre entreprise de nettoyage urbain à rayonnement national, Sepur, est déjà sur le marché, comme l’a révélé le site spécialisé Infrastructure Investor Deals en janvier. Son propriétaire, le fonds Cube, a mandaté la banque japonaise Nomura, et espererait signer sa sortie sur une valorisation de 800 millions d’euros.
Le club de foot de Montpellier pourrait aussi changer de main
Le sort du Montpellier Hérault Sporting Club devait être réglé au premier trimestre, dixit Laurent Nicollin, aux manettes du club. Ce dernier avait affirmé dans une interview au Midi Libre fin novembre qu’il cherchait à faire entrer un nouvel actionnaire. « On a mandaté une banque d’affaires parisienne, Cassiopae, pour permettre d’attirer des partenaires prêts à nous aider, a-t-il indiqué. Il faut trouver quelqu’un qui puisse accompagner le club pour continuer à se maintenir en Ligue 2, voire un jour en Ligue 1. » Selon nos informations, les Nicollin étaient prêts à envisager autant l’arrivée d’un investisseur en minoritaire qu’un changement de contrôle. Le club champion de France en 2011-2012 est dans une mauvaise passe : relégué en Ligue 2 à la fin de la saison 2024-2025, il végète à la 7e place du classement à ce jour et perd de l’argent. Faute de moyens, Laurent Nicollin avait aussi annoncé avoir tiré un trait sur un nouveau projet de stade qui aurait porté le nom de son père.