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Continuer la lectureSaint-Tropez : Annie Famose casse sa tirelire sur la plage de Pampelonne
Le groupe hôtelier fondé par l’ex-championne olympique de ski alpin a repris l’exploitation du Bar du Soleil… et vient de réaliser une importante acquisition immobilière juste derrière.
Déjà très présent sur la presqu’île de Saint-Tropez via une constellation d’adresses (Le Raspoutine et le Felino place des Lices, Les Palmiers à Ramatuelle…), le groupe hôtelier, Annie Famose, pousse encore ses pions sur le spot. Depuis cet été, l’ex-championne de ski, double médaillée olympique en 1...
Cette avancée sur le sable cache toutefois un autre projet bien plus ambitieux. Selon nos informations, le groupe a en effet mis sur la table un peu plus de 24 millions d’euros pour s’offrir le bâtiment situé à l’arrière du bar de plage. L’acquisition a été réalisée via la société « SCT Bar du Soleil Immo » détenue par la « SCT Développement » et la « SCI Le Café » qui sont elles-mêmes contrôlées par la « Société des Commerces Touristiques », holding du groupe Annie Famose. Laissée vacante ces dernières années, cette propriété a été acquise auprès de la « SCI Aigle Blanc Saint-Tropez », contrôlée par l’oligarque russo-arménien-chypriote, Nikolaï Sarkisov, multi-propriétaire dans la région… Comme une grande partie des véhicules du milliardaire, la gestion de cette société était assurée par les russes Svetlana Bugaeva et Tatiana Kiryanova.
À ce stade, les contours exacts de l’opération d’Annie Famose restent flous. Interrogée sur la présence d’éventuels associés dans cette acquisition, la direction du groupe nous a répondu ne pas être en mesure de « communiquer pour le moment sur le sujet. » Toutefois la nomination de Félicia Coppolla (Palmeri), propriétaire du Tahiti, comme gérante de la SCT Bar du Soleil immo, interroge sur l’éventualité d’un prolongement de l’association entre les deux groupes. Ce, d’autant que les gérants du Tahiti avaient entamé, ces dernières années, différentes procédures judiciaires à l’encontre du propriétaire du bâtiment racheté, les deux parties revendiquant la propriété du fonds de commerce du Bar du Soleil et d’une partie de sa parcelle. Contactée, la direction du Tahiti Beach n’a pas répondu à nos sollicitations.
Quoi qu’il en soit, un projet est bien en réflexion avancée. Selon nos informations, le groupe Annie Famose vient de déposer une demande d’autorisation de travaux en mairie en vue d’entreprendre une rénovation complète de la propriété acquise. Avantage pour le repreneur, le bâtiment disposerait déjà des permis nécessaires pour des activités de restauration et de logements.
Un groupe aussi très présent dans les Alpes et au Pays basque
Malgré l’investissement coûteux, aux dires de plusieurs « pros » du marché local, cette nouvelle prise ne surprend guère quand on connaît l’appétit affirmé du groupe. En cinquante ans d’existence, l’empire familial d’Annie Famose, aujourd’hui âgée de 81 ans, n’a eu de cesse de se diversifier. Le groupe qui a dégagé l’an passé un résultat net de 6,6 millions pour un chiffre d’affaires de 237,5 millions, est à la fois présent dans le sport (son credo d’origine) et l’hôtellerie-restauration, en bord de mer comme en altitude…
En haute montagne, la marque est ainsi quasi-incontournable avec ses magasins de location de skis (Skimium, Netski et Skiset dernière enseigne dont il ne détient plus 62,5 % depuis l’entrée récente d’un fonds d’investissement) implantés dans plus de 400 stations de sport d’hiver. Annie Famose compte aussi dans son escarcelle 3 hôtels 4 étoiles au Pays basque (Le Talaia Hôtel & Spa MGallery exploité avec le groupe Accor, Le Café de Paris à Biarritz, la Maison Chiberta à Anglet), ainsi qu’une cinquantaine de restaurants dans les lieux touristiques les plus prisés de l’Hexagone : La Ferme Saint-Amour et La Petite Plage à Megève, la Cabane à Avoriaz, Le Nao sur le port de Saint-Tropez… Décidément gourmand, le groupe vient aussi de faire l’acquisition de la marque de restaurants gastronomique japonais Kinugawa, dont plusieurs établissements (Ramatuelle, Paris, Courchevel, Dubaï…), étaient déjà exploités sous forme franchisée, a encore appris l’Informé. En novembre dernier, la holding a par ailleurs avalé la totalité des parts, qu’elle détenait déjà avec un minoritaire, dans le restaurant de plage Lil’ Rock Beach sur l’île de Saint-Barth.