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Immobilier

Zenitude crispe les propriétaires des ex-résidences Réside Études

Les négociations patinent entre le repreneur des établissements, actuellement en procédure de conciliation, et les bailleurs, très agacés par sa posture.

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cherokee4 - stock.adobe.com

L’espoir retombe dans une bonne partie des établissements Réside Études rachetés à la barre fin 2024 par Zenitude… Mi-octobre, l’Informé révélait que le groupe repreneur avait ouvert une procédure de conciliation devant le tribunal de commerce de Paris afin de trouver une solution à la situation critique dans laquelle restaient empêtrées une vingtaine de ces résidences seniors (*). Pour Zenitude, l’objectif semblait clair : parvenir, sous l’égide d’un mandataire judiciaire, à négocier de nouveaux accords financiers avec les propriétaires bailleurs à qui il reverse des loyers en contrepartie de leur investissement de départ. Las, trois mois après l’ouverture de la conciliation, les discussions patinent...

De sources concordantes proches du dossier, la posture adoptée par la direction de Zenitude aurait rendu, à ce stade, extrêmement compliqué toutes avancées dans les négociations. En trois mois, aucune résidence n’est parvenue à trouver d’accord sur les montants des nouveaux loyers. Pis, aucune rencontre n’a même encore été programmée avec les différents établissements concernés par la procédure… malgré les demandes expresses et répétées du conciliateur. Toujours selon nos informations, le groupe Zenitude aurait traîné à fournir un certain nombre d’éléments clés, jugés indispensables à la négociation : documents comptables certifiés, business plan… permettant de mieux appréhender la situation économique des différents sites.

Des loyers encore impayés pour les résidences en conciliation

Plus inquiétant pour les quelque 1 000 propriétaires concernés par la procédure, le repreneur renoncerait toujours à leur verser le moindre centime… continuant à les fragiliser financièrement. « Dans certaines résidences, le deuxième trimestre n’a pas été payé, déplore une source proche du dossier. Aucun bailleur n’a perçu de loyers pour les troisième et quatrième trimestres, malgré le rappel à l’ordre du conciliateur judiciaire sur le sujet. »

Entre les parties, le bras de fer se durcit… alors que la situation devient désormais pressante pour les résidences. De fait, la conciliation a été ouverte pour quatre mois, avec un mois renouvelable. Passé mi-mars, les établissements concernés par la procédure risqueraient donc d’être placés en redressement judiciaire, voire d’être tout bonnement liquidés, si aucun accord n’est trouvé. « La balle est désormais clairement dans le camp de Zenitude », souffle un proche du dossier.

Contactée, la direction du groupe se veut rassurante sans pour autant nier les retards pris… D’après l’exploitant, une première résidence - celle de Meaux - serait sur le point de signer un accord sur les nouveaux loyers. L’entreprise fait aussi savoir que les comptes certifiés demandés ont bien d’être adressés fin décembre au conciliateur (il ne manquerait que ceux des résidences de Marnes-la-Coquette, Clermont-Ferrand, Cholet, Pau et du Havre) et que des invitations pour des réunions en visio seront prochainement adressées à chacun des établissements…

N’excluant plus un possible échec de la conciliation, les différents cabinets d’avocats - Hamet & Lorgeoux, Goethe avocats, Gobert et Associés - défenseurs des propriétaires auraient, de leurs côtés, reçu des marques d’intérêts sérieuses d’autres gestionnaires pour reprendre plusieurs résidences.

Une autre procédure en cours pour le remboursement des loyers

Parallèlement à la conciliation, les trois cabinets d’avocats des propriétaires (Hamet & Lorgeoux, Goethe avocats, Gobert et Associés) ont initié une « procédure en référé en paiement » devant le tribunal judiciaire de Strasbourg pour contraindre Zenitude à honorer les loyers dus - et non versés - aux bailleurs qui ont en fait la demande.

(*) Bailly-Romainvilliers, Cherbourg, Choisy-le-Roi, Clermont-Ferrand, Cholet, Le Havre, Limoges, Marnes-la-Coquette, Meaux, Moissy-Cramayel, Olivet, Pau, Périgueux, Plérin, Reims (Les Capucins), Rouen, Saint-Berthevin, Saumur, Toulouse, Trélissac, Villefontaine, Volgelsheim…

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