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Continuer la lectureZenitude engage une procédure de conciliation pour 22 résidences seniors (ex-Réside Études)
Un an après leur rachat à la barre, plusieurs établissements se retrouvent de nouveau sous protection du tribunal.
Près d’un an après leur reprise par le groupe Zenitude la situation des établissements Réside Études tourne en eau de boudin. D’après nos informations, le groupe repreneur vient en effet d’ouvrir une procédure de conciliation devant le tribunal de commerce de Paris afin de trouver une solution à la s...
Dans le détail, la conciliation va concerner les résidences des villes suivantes, dont chacune est détenue en filiale : Bailly-Romainvilliers, Cherbourg, Choisy-le-Roi, Clermont-Ferrand, Cholet, Le Havre, Limoges, Marnes-la-Coquette, Meaux, Moissy-Cramayel, Olivet, Pau, Périgueux, Plérin, Reims (Les Capucins), Rouen, Saint-Berthevin, Saumur, Toulouse, Trélissac, Villefontaine, Volgelsheim… La procédure s’est ouverte pour une période de 4 mois, avec un mois renouvelable. L’objectif du groupe est notamment de parvenir à trouver de nouveaux accords financiers avec les propriétaires-bailleurs à qui il reverse des loyers en contrepartie de leur investissement de départ.
Des loyers non payés
Au printemps dernier, bon nombre de ces résidences avaient pourtant déjà fait l’objet de renégociations de baux, comme l’Informé s’en était fait l’écho. Mais rien ne s’est passé comme prévu. « Dans les faits, la direction de Zenitude n’a jamais parfaitement honoré ces accords, déplore un avocat des investisseurs, proche du dossier. Dans certaines résidences, le deuxième trimestre n’a pas été payé. Et à notre connaissance aucun bailleur n’a même encore perçu de loyers du troisième trimestre ». Plus surprenant, certains bailleurs de résidences jugées parmi les plus solides - et qui avaient été épargnés par ces renégociations de loyers - n’ont pas non plus reçu un centime de la part de l’exploitant au cours de ces derniers mois… « On nous a dit cet été que le groupe n’avait plus les moyens de payer, raconte l’un d’eux. Nous faisons face au mutisme le plus total. »
Selon différentes sources, les résidences séniors du parc peinent, il est vrai, encore à retrouver le niveau d’occupation moyen qui prévalait il y a encore un an lorsque Réside Études s’est retrouvé en redressement judiciaire. Dans certaines résidences seniors les plus en difficultés, Zenitude a même commencé à faire évoluer le positionnement, en y mixant des activités hôtelières…
L’avenir d’une partie d’entre elles se décidera donc désormais sous l’égide des négociations menées par un mandataire judiciaire nommé par le tribunal.
Contactée, la direction de Zenitude n’a pas souhaité faire de commentaires à ce stade.