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Continuer la lectureRéside Études : les petits propriétaires en passe de trouver un accord avec le repreneur Zenitude
Suite à la reprise de leurs résidences séniors en fin d’année, près de 2 500 bailleurs s’étaient engagés dans de rudes négociations sur les loyers qui leur seraient versés.
Est-ce la fin du bras de fer entre les propriétaires-bailleurs de feu Réside Études Seniors et leur nouvel exploitant ? Suite à la reprise en fin d’année dernière des résidences séniors Les Girandières et Palazzo - ex-Réside Études - par le groupe Zenitude, près de 2 500 d’investisseurs-particuliers,...
D’après nos informations, les cabinets d’avocats - Hamet & Lorgeoux, Goethe avocats, Gobert et Associés - viennent de décrocher de premiers accords avec Zenitude qui pourraient donner satisfaction aux propriétaires d’une petite trentaine de résidences. « Nous venons de soumettre à chacun les nouvelles modalités de leurs contrats, la plupart semblent être prêts à en accepter les termes, ce qui leur permettra de toucher leurs loyers pour le premier trimestre 2025, dans les jours qui suivront leur signature », souffle François Lorgeoux, avocat associé au sein du cabinet Hamet & Lorgeoux.
Dans le détail, ces nouveaux baux pourraient en effet donner lieu à des baisses de loyers bien moindres que celles prévues initialement par le nouveau gestionnaire Zenitude. Dans l’établissement de Villefontaine, près de Lyon, par exemple, les baisses de loyers proposées ne seraient plus que de 15 % en 2025, avant un retour à la normale en 2026… quand Zenitude proposait au départ des diminutions de 50 % en 2025 et en 2026, puis de 30 % les années suivantes.
De même, à Marseille les rabais négociés atteindraient désormais 30 % en 2025 et en 2026, puis 10 % les années suivantes jusqu’en 2029… contre des réductions de 30 % par an - sans limite d’années - envisagées dans la première version du contrat.
Autre exemple significatif : alors que les bailleurs de Bordeaux devaient initialement subir des coups de rabots de 88 % en 2025, de 50 % en 2026 et de 30 % à partir de 2027, ceux-ci ne seraient plus touchés que par des baisses de 64 % en 2025, puis de 10 % chaque année jusqu’en 2029, avant un retour à la normale.
Les propriétaires qui accepteront ces nouvelles conditions financières s’engageront sur de nouveaux contrats de 9 ans (résiliables tous les 3 ans) a, par ailleurs, a appris l’Informé. Là encore, les clauses ont été renégociées par les avocats à l’avantage des bailleurs. « L’exploitant sera soumis à de nouvelles obligations : il devra par exemple leur fournir chaque année les bilans et comptes d’exploitation de la résidence, explique François Morabito, du cabinet Gobert et Associés. Ses prérogatives seront aussi limitées : il ne pourra, par exemple, plus imposer à ses bailleurs de changer de mobilier en fin de contrat sans justification… » Autres améliorations notables : les plafonds de revalorisation annuelle des loyers ont été rehaussés, et en cas de manquement de la part de l’exploitant (non-paiement de loyer par exemple), les accords seront désormais plus facilement résiliables avec l’insertion d’une clause résolutoire…
Tout n’est pas encore réglé pour autant. Des négociations se poursuivent sur les contrats d’une petite dizaine de résidences aux situations plus complexes (Nice, Rouen, Plérin sur Mer dans les Côtes-d’Armor, Marnes-la-Coquette). « Mais celles-ci devraient rapidement aboutir », rassure Thomas Lubrano, le gérant de Zenitude
Reste une question : que se passera-t-il pour les bailleurs qui refuseraient malgré tout les nouvelles conditions offertes ? « Nous continuerons de leur verser leurs loyers, mais dans les conditions que nous avions proposées au tribunal de commerce », tranche le patron… Autre certitude : le loyer de décembre qui n’avait pas été payé suite à la reprise des résidences auprès du tribunal de commerce, ne sera pas reversé a posteriori, fait-on savoir chez Zenitude…