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Continuer la lectureAlpine F1 : le bras de fer entre Renault et Otro va se poursuivre jusqu’en septembre
Le constructeur et le fonds américain, qui souhaite se désengager de l’écurie automobile, ne sont pas d’accord sur le choix du repreneur. Mais le Français perdra son droit de veto à l’automne.
La route se dégage (un peu) pour Alpine F1. « L’écurie a débloqué son compteur, c’est déjà mieux que la saison dernière où elle était la dernière à marquer des points », se satisfait l’état-major du groupe Renault. Pierre Gasly a remporté un petit point lors du premier Grand Prix de la saison, à Melbourne, et se classe désormais dans le top 10. Ces performances installent Alpine F1 dans le milieu de grille… et motivent les investisseurs. Plusieurs candidats se sont manifestés pour reprendre les 24 % du capital que le fonds Otro Capital a mis en vente à l’automne dernier : l’écurie de Formule 1 de Mercedes, Otmar Szafnauer (ex-team principal d’Alpine), Steve Cohen, le fondateur des fonds spéculatifs SAC Capital Advisors puis Point72, qui a acheté l’équipe de baseball des New York Mets en 2020. Au départ, seul Christian Horner, l’ex-patron de l’écurie Red Bull qui cherche à se maintenir dans l’univers de la F1, avait fait connaître son intérêt au fonds américain. Il était poussé par Flavio Briatore, un de ses proches qui, en tant que conseiller exécutif de la direction de Renault, est devenu le dirigeant de fait de l’écurie de Formule 1. Son offre valorisait Alpine Racing à 2,5 milliards de dollars. Une belle culbute par rapport à la valorisation de 900 millions à laquelle était entré Otro en 2023, mais qui n’a pas empêché Renault de la repousser, comme l’a révélé l’Informé.