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Continuer la lectureMusique, vignes, hôtel… le plantureux business de Patrick Bruel
Véritable homme d’affaires, le chanteur a diversifié ses activités et fondé plusieurs sociétés, qui pourraient être impactées par les récentes accusations de viol et violences sexuelles à son encontre.
Impossible d’être passé à côté de l’information : Patrick Bruel est au cœur d’une violente tempête médiatique et judiciaire. Dans une enquête de Mediapart publiée à la mi-mars, huit femmes - dont une mineure au moment des faits - affirment avoir subi des violences sexuelles de la part de l’artiste, entre 1992 et 2009. Le chanteur fait l’objet de deux plaintes en France - l’une pour viol, l’autre pour agression sexuelle et tentative de viol- et d’une troisième en Belgique, pour agression sexuelle, déposée le 24 mars. L’acteur nie toutes ces accusations, mais le scandale ne retombe pas… et il pourrait avoir d’importantes répercussions financières.
Car au fil de sa carrière, Patrick Bruel s’est constitué un véritable petit empire. Hôtel, restaurants, marque de cosmétique… Selon nos informations, le joueur de poker a misé ses jetons dans au moins une quarantaine d’entreprises aux activités variées (cf encadré). Au dernier pointage (31 décembre 2023), sa holding, Stand Up Group, détenait encore 92 millions d’euros d’actifs, dont 34 millions d’euros de valeurs mobilières de placement (actions, obligations…) et 50 millions de participation au capital de sociétés diverses. L’informé fait le point sur ces aventures business plus ou moins heureuses.
Le premier terrain investi par l’artiste est bien sur la musique. Sa société 14 Productions, qui produit ses albums et ses tournées, a longtemps été florissante. En 2008, elle avait racheté le catalogue de ses chansons, alors valorisé à 3,1 millions d’euros. Dix ans plus tard, 14 Productions était évaluée à 11,5 millions d’euros. D’après nos informations, elle générait 5,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022, pour 2,6 millions d’euros de bénéfices. En 2023, les revenus ont été divisés par quatre, entraînant un déficit de 160 000 euros, mais la société restait solide financièrement, avec 20,4 millions d’euros de trésorerie et assimilés.
En plus des albums de Bruel, 14 Productions a accompagné plusieurs artistes depuis les années 90 : le groupe brésilien Carrapicho et son tube de l’été « Tic, Tic Tac », la candidate française à l’Eurovision 2007 Estelle Lemée, ou encore les chanteurs Julie Reins et Gérôme Gallo. La société a aussi dépensé 600 000 euros pour prendre 40 % dans la boîte de production d’Amanda Sthers, écrivaine et ex-femme de Patrick Bruel. Baptisée Iwaca, cette structure est notamment à l’origine du film les Promesses adapté de l’ouvrage d’Amanda Sthers. 14 Productions détient aussi 25 % dans le studio d’Orgeville de David François Moreau, frère de Patrick Bruel, avec lequel il a enregistré son album de reprises de Barbara. L’entreprise a aussi ouvert une antenne aux Etats-Unis, dédiée à la production musicale et cinématographique Outre-Atlantique.
En dehors de ses activités artistiques, le principal business du sexagénaire est lié au domaine de Leos - contraction entre les prénoms de ses deux fils, Léon et Oscar -, un terrain de 40 hectares à l’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) qu’il a acheté en 2007 pour y planter des oliviers, des vignes, ou encore des chênes truffiers. Après avoir apporté 2 millions d’euros de capital à la société civile d’exploitation agricole, Patrick Bruel commercialise depuis 2020 les produits de son fief : vins, huiles d’olive, miel, cosmétiques… Comptez 18 à 25 euros pour 250 ml d’huile, 10 euros pour un pot d’olivade, 12 euros pour la confiture. De quoi rapporter 843 999 euros de chiffre d’affaires en 2023. Mais selon nos informations, la société Leos a perdu 2,2 millions d’euros en trois ans (entre 2022 et 2024) et cumulait 2 millions d’euros de dettes en 2024. Au total, le chanteur a investi près de 4 millions d’euros de capital dans l’activité de son domaine.
Dernière aventure entrepreneuriale : l’hôtellerie. En 2019, le serial investisseur a acheté un terrain à L’Isle-sur-la-Sorgue, en bord de rivière et à quelques minutes de son domaine, pour 2,25 millions d’euros. Il y a construit un hôtel de luxe de 49 chambres, « L’Isle de Leos », avec spa, restaurant gastronomique et galerie d’art. Tarif : minimum 324 euros la nuit pour une chambre standard, entre 518 et 810 euros pour une suite - les prix pouvant monter jusqu’à 1 200 euros le week-end. L’acteur y a injecté 8,5 millions d’euros de capital propre, auxquels s’ajoutent 26 millions d’euros de dettes fin 2024. À son ouverture en 2025, l’établissement cinq étoiles n’avait pas rencontré le succès escompté. Plusieurs clients se plaignaient de nuisances sonores liées à la circulation, d’un service au bar trop lent et de travaux toujours en cours. Les problèmes semblent résolus aujourd’hui : l’hôtel affiche une note de 4,5/5 sur Google, avec plus de 800 avis.
Sur les sites internet du domaine et de sa marque de cosmétiques, L’olivier de Léos, le chanteur est présenté comme un « propriétaire passionné », « amoureux des terroirs, de la Provence et des produits d’exception ». Une publicité qui pourrait s’avérer aujourd’hui défavorable... Mais la porte-parole de l’artiste estime que les accusations qui visent Patrick Bruel ne devraient pas avoir de conséquences majeures sur l’activitél : « Ce sont des marques qui existent en tant que telles, au-delà de l’image de Patrick Bruel, avec des produits, des lieux, etc., explique la communicante. Les gens qui vont à l’hôtel n’y vont pas forcément parce que c’est Patrick Bruel, mais parce que l’hôtel se situe dans un endroit où ils souhaitent se rendre, parce qu’il propose des prestations qui les intéressent. Sa notoriété a pu accompagner, en partie, la promotion des produits, mais aujourd’hui, ils existent par eux-mêmes. Beaucoup de personnes qui consomment l’huile d’olive, par exemple, ne savent pas qu’il s’agit de l’huile de Patrick Bruel. »
Enfin, sans être à l’origine des projets, le comédien a aussi multiplié les investissements dans des start-up diverses et variées, comme l’avait raconté l’Informé. Il a ainsi misé 1,25 million d’euros dans un fabricant de casques connectés pour vélos et trottinettes (Cosmo Connected), 2,5 millions dans une jeune pousse dédiée aux tests de détection des maladies cardiovasculaires (Ovvi Diagnostics, aujourd’hui liquidée), ou encore près d’un million dans la marque de granola et cookie bios Funky Veggie (cf liste complète en encadré).
L’interprète du Café des délices est aussi devenu actionnaire de plusieurs restaurants, via sa holding personnelle Stand Up Group. En 2018, il s’est associé avec le groupe de restauration et d’évènementiel Moma pour fonder une société, Mosug, avec laquelle ils ont acheté au groupe Flo 80 % du restaurant le Boeuf sur le toit - les 20 % restants ayant été acquis par l’agente Valérie Boukobza. Le restaurant réalisait un chiffre d’affaires de 2,45 millions d’euros l’année précédente. Situé près des Champs Élysées, c’est un lieu historique de la scène parisienne, qui a vu passer Pablo Picasso, Albert Camus ou encore Coco Chanel. Les amateurs de jazz s’y réunissaient au XXe siècle pour jouer et improviser jusqu’à l’aube, ce qui a donné naissance à l’expression « faire un bœuf ». Le restaurant propose aujourd’hui différentes soirées musicales, avec des menus à 96 euros pour la brasserie, 150 euros pour un dîner-spectacle ambiance cabaret.
Le comédien s’est aussi joint au groupe Moma dans le restaurant la Gare, dans le 16e arrondissement de Paris. En 2019, sa holding Stand Up Group a investi 2 millions d’euros pour prendre 30 % de l’établissement, qui servait des plats asiatiques, péruviens et méditerranéens. L’adresse a été rebaptisée Andia en 2021. Elle réalisait un chiffre d’affaires de 8,65 millions d’euros en 2023, pour une perte de 217 559 euros. L’étage était occupé par un bar à sushis en 2021, Deepfish, transformé en un bar à tapas trois ans plus tard, Casa Luisa.
Le chanteur businessman est également actionnaire du groupe Moma à travers sa holding Stand Up Group. En 2022, il a acquis 5 % du capital, pour 1,2 million d’euros. Il a ensuite décidé d’échanger ses actions dans le restaurant la Gare, contre des actions de Moma, pour détenir 6,5 % du groupe. Mais parallèlement, le milliardaire Walter Butler est monté à 85 % du capital… Résultat : Patrick Bruel ne détient plus que 1,45 %, d’après nos estimations. Il reste toutefois membre du conseil d’administration.
En 2023, il a également versé 150 000 euros pour acquérir 3,8 % de Financière Etoges, une société qui a racheté pour 3,5 millions d’euros un château du XVIIe siècle transformé en hôtel 4 étoiles. Au milieu des vignobles champenois, l’établissement dispose de 29 chambres, un restaurant gastronomique, une brasserie, un spa, et 19 hectares de jardins, potagers et vergers. Là encore, les tarifs ne sont pas pour toutes les bourses : entre 129 et 692 euros la nuit dans une chambre « classique », jusqu’à 940 euros pour une suite. En 2024, le chiffre d’affaires de l’hôtel était de 4,3 millions d’euros, pour un résultat net de près de 260 000 euros.
Bataille judiciaire autour du merchandising
Mugs, stylos, posters, photos, t-shirt, bandanas, calendriers… Patrick Bruel a créé toute une panoplie d’objets à son effigie. Entre 1990 et 2013, la conception et la gestion de ce merchandising passaient par l’auto-entrepreneur Stéphane Ellia et sa société Entractes. Ce dernier assurait également la vente de ces bibelots lors des tournées. Il touchait 30 % des bénéfices réalisés, 14 Productions empochait les 70 % restants - sur lesquels 20 % étaient directement reversés à Patrick Bruel. Rien qu’entre 2003 et 2013, les ventes ont ainsi rapporté plus d’1,5 million d’euros à 14 Productions.
Mais en 2013, les relations entre Bruel et Ellia se sont dégradées. Le chanteur l’a informé qu’à partir de 2014, il se chargerait lui-même du business des produits dérivés, Entractes n’intervenant plus qu’en tant que prestataire externe. Ce nouveau contrat n’a pas plu à Stéphane Ellia, qui l’a contesté devant le tribunal de commerce en 2017. Le partenaire réclamait 450 000 euros pour « rupture brutale de relations commerciales établies », « atteinte à l’image » et « parasitisme ». Il considérait qu’étant donné sa « dépendance économique » envers 14 Productions, la société aurait dû lui accorder un préavis de 36 mois avant de rompre son contrat. Il affirmait aussi que la société de Patrick Bruel s’était approprié son savoir-faire, son personnel et ses fournisseurs, et qu’elle avait repris à l’identique les programmes de concert qu’il avait conçus.
En face, Patrick Bruel et sa boîte de production lui demandaient 240 500 euros au total. Selon eux, Stéphane Ellia aurait dissimulé des bénéfices pour les tournées de 2003 à 2013 et aurait porté atteinte à leur image. Devant le tribunal, ils ont rappelé que les contrats signés avec le prestataire étaient des CDD sans renouvellement tacite, et qu’ils n’avaient donc pas à lui donner de préavis. Ils faisaient valoir que le commercial n’avait été présent qu’à 22 concerts sur les 70 de la tournée 2013 et qu’il n’avait pas mis en place une équipe de vente à chaque concert, comme il s’y était engagé. Ils ajoutaient qu’il avait fait preuve « d’un manque de créativité dans ses propositions sur la conception du graphisme et du merchandising », et présenté un programme « trop classique », ce qui aurait obligé la société de production à retravailler directement avec le graphiste et refaire la quasi-totalité du programme.
Fin 2018, le tribunal de commerce de Paris a finalement débouté Stéphane Ellia de ses demandes. Il a rappelé que sa relation avec 14 Productions était intermittente et précaire, puisqu’elle dépendait des tournées du chanteur et de ses choix de carrière. Sa demande pour atteinte à l’image a été jugée sans fondement, celle pour parasitisme a été rejetée, le tribunal considérant que Stéphane Ellia n’était pas chargé de la conception des programmes, mais uniquement de leur édition et de leur commercialisation. Les demandes de 14 Productions et de Bruel ont elles aussi été rejetées, aucune faute de la part du prestataire n’ayant été démontrée. Stéphane Ellia a seulement dû payer 3 000 euros de frais de procédure. Le jugement a été confirmé en appel en 2022, dans son intégralité.
La porte-parole de Patrick Bruel se satisfait des décisions rendues et n’a pas souhaité commenter l’affaire. Contacté, l’avocat de Stéphane Ellia, Me Philippe Sedbon, n’a pas répondu à nos sollicitations.
Les sociétés de Patrick Bruel
(montants investis à fin 2023)
Production
14 Productions
Production musicale
Participation : 99 %
Valeur comptable brute : 11,6 millions d’euros
Madeleine Films
Catalogue de films
Participation : 100 %
Montant investi : 4,4 millions d’euros
Hôtellerie, restauration, alimentation
Leos SAS
Cosmétiques, vin, huile d’olive, miel, confitures
Participation : 100 %
Montant investi : 1.8 million d’euros + 2 millions dans la société civile d’exploitation agricole
Suggest Hotellerie (marque Isle de Leos)
Hôtel à L’Isle-sur-la-Sorgue
Participation : 100 %
Montant investi : 8,5 millions d’euros
Mosug (enseigne le Boeuf sur le toit)
Restaurant
Participation : 40 % (50 % de Mosug qui détient 80 % de BST)
Montant investi : 242 168 euros, depuis dépréciés de moitié
Moma
Restauration et événementiel
Participation : 1,5 % environ en 2025
Montant investi : 3,2 millions d’euros (1,2 million directement plus 2 millions dans la Gare)
Financière Etoges
Détient l’hôtel Chateau d’Etoges
Participation : 3.8 %
Montant investi : 150 000 euros
Start ups
Funky Veggie
Granola, pâte à tartiner et cookies bios
Montant investi : 951 228 euros
Bastille Day (marque Guillotine)
Vodka
Montant investi : 862 900 euros
Intelligence + (marque HeyTeam)
Logiciel de ressources humaines
Participation : < 10 % fin 2022
Montant investi : 337 241 euros
Cosmo Connected
Casques connectés pour vélos et trottinettes
Participation < 10 % fin 2022
Montant investi : 1.25 million d’euros, déprécié à 1 million en 2023
Unowhy
PC et tablettes destinés aux collégiens
Participation : < 10 % fin 2022
Montant investi : 2 millions d’euros
Espot
Salle d’e-sport à Paris
Participation 19 % fin 2022
Montant investi : 350 000 euros
The Artist Academy
Masterclass
Participation : 12.4 % fin 2023
Montant investi : 1 million d’euros
Beauty cab
Place de marché freelance beauté, coiffeur….
Participation 14.7 % fin 2023
Montant investi : 150 000 euros
Valbiotis (société cotée)
Compléments alimentaires contre le diabète ou le cholestérol
Kinequantum
Casques de réalité virtuelle clinique
Participation < 10 % fin 2022
Montant investi : 396 318 euros
Liquidation judiciaire en 2025
Neovix Biosciences
Réglementation des médicaments et cosmétiques
Participation : 10.5 % fin 2023
Montant investi : 1 million d’euros
Liquidation judiciaire en 2025
Elwin aka Robin’Finance
Logiciel financier Mieuxplacer.com
Participation < 10 % fin 2022
Montant investi : 400 000 euros
Liquidation judiciaire en 2022
Ovvi Diagnostics aka Magnisense
Tests pour détecter les maladies cardiovasculaires
Participation < 10 % fin 2022
Montant investi : 2,5 millions d’euros
Liquidation judiciaire en 2022
Babylone Growers
Salades sans pesticides
Participation : 23 % fin 2023
Montant investi : 1,25 million d’euros fin 2023
Redressement judiciaire en 2025
Industrie
Manufacture de Pont-aux-Choux
Porcelaine et faïence de Gien
Participation : 16.75 % fin 2023
Montant investi : 1 million d’euros
General Energy Recovery (société canadienne)
Extraction de pétrole
Participation : 1 % fin 2022
Montant investi : 1.2 million d’euros
Hoffmann Green Cement (société cotée)
Ciments décarbonés
Cellnex (société espagnole)
tours et pylônes de télécommunications
Immobilier
SCI Cinq Etoiles
Détient un bien avenue des Champs Elysées
Participation : 99 %
Foncière 141
Bien immobilier à Paris
Participation : 25 %
Montant investi : 650 euros
Revendu en 2025 pour 198 835 euros
Foncière Chemin Vert
Bien immobilier à Paris
Participation : 25.5 %
Montant investi : 663 euros
Revendu en 2023 pour 146 714 euros
Foncière Saussure
Bien immobilier à Paris
Participation 25.5 %
Montant investi 663 euros
Liquidé en 2021
Fonds d’investissement
C4 Ventures II
Fonds de Pascal Cagni
Montant investi : 783 317 euros + engagement de 261 104 euros
WCP Weinberg Capital Partners
Fonds de Serge Weinberg
Montant investi : 691 000 euros
WCP Impact
Fonds de Weinberg Capital Partners
Engagement d’investissement : 595 000 euros
Alpha Intelligence Capital (Société luxembourgeoise)
Fonds spécialisé dans l’intelligence artificielle
Participation : 0,54 % fin 2022
Montant investi : 773 226 euros fin 2022 + engagement 200 000 dollars
La Maison ITF2 (Société luxembourgeoise)
Fonds de Michel Cicurel
Participation : < 10 % fin 2022
Montant investi : 767 389 euros + engagement 130 000 dollars
La Maison Chinese Opportunities (Société luxembourgeoise)
Fonds de Michel Cicurel
Participation : 2 % fin 2022
Montant investi : 800 000 euros + engagement 200 000 euros
Private Corner
Fonds d’Estelle Dolla
Montant investi : 39 000 euros
White Star Capital II G (fonds américain)
Fonds technologique de capital-risque de Eric Martineau-Fortin
Participation : < 10 % fin 2022
Montant investi : 884 992 euros
Extendam PME Invest
Fonds spécialisé dans l’hôtellerie
Apicap Valo 4
Fonds immobilier d’Apicap
Participation : 37 % fin 2022
Sous mandat ad hoc depuis 2025
GDG Investissements
Fonds de Rémi Gaston-Dreyfus
Participation : < 10 % fin 2022
Montant investi : 750 000 euros
Liquidation judiciaire en 2025