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Industrie

ACI : déconvenues en série pour Philippe Rivière au tribunal de commerce de Lyon

Le tribunal des activités économiques de Lyon a validé ce mercredi 4 février la reprise de plusieurs filiales d’ACI par des industriels. Quant au soutien financier espéré par le patron du groupe pour son plan de continuation, il vient de tomber à l’eau. Nos révélations.

Philippe Rivière, président d’ACI
Philippe Rivière, président d’ACI OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

La machine s’est sacrément enrayée pour Philippe Rivière, le patron du groupe industriel ACI, spécialisé dans la fabrication de pièces pour l’automobile, le ferroviaire ou l’aéronautique, en redressement judiciaire depuis septembre 2025. Selon nos informations, l’audience qui a eu lieu ce mercredi 4 février au tribunal des activités économiques de Lyon, a fait s’effondrer ses plans.

Le contesté patron de l’entreprise espérait faire reporter le processus de cessions des filiales d’ACI, dont le sort devait être tranché aujourd’hui. Cela lui a été refusé. Des offres de reprise portant sur Lorentz et LBY Meca ont été validées par le tribunal. D’autres devaient être étudiées dans la journée. De nouvelles filiales devraient à leur tour sortir du giron d’ACI.

Selon plusieurs sources, la première devrait être rachetée par Mirabeau industry, une entreprise basée à Éguilles dans les Bouches-du-Rhône qui a déjà repris la société belfortaine Technitube à la barre du tribunal des activités économiques de Belfort en décembre dernier, selon Les Échos. LBY Meca pourrait de son côté rejoindre Atos Fluides, une société spécialisée dans les lubrifiants (fabrication, distribution, maintenance préventive et gestion des déchets), installée à Dardilly dans le Rhône.

Le fonds retire son soutien financier à Rivière

Quant au plan de continuation promis par Philippe Rivière dans les médias depuis lundi, il vient d’être remis en cause par les investisseurs potentiels eux-mêmes. Le fonds britannique Atlas Capital Markets, qui avait signé une lettre d’intention promettant d’apporter 10 millions d’euros pour le plan de continuation imaginé par Philippe Rivière pour reprendre les commandes des filiales d’ACI placées en redressement judiciaire, s’est retiré.

Interrogé par l’Informé, son fondateur Mustapha Raddi nous avait confirmé dans l’après-midi l’existence d’une « offre indicative dans le cadre des réflexions en cours autour d’un éventuel plan de continuation ». Avant d’ajouter qu’à « ce stade, cette offre [restait] soumise à la réalisation de diligences complémentaires approfondies ainsi qu’à des conditions usuelles, et ne saurait être considérée comme un engagement ferme ou définitif ». Le fonds n’a finalement même pas attendu que soient menées ces vérifications. Compte tenu du rejet par le tribunal de « la demande d’examen du plan global » et « la validation de la vente de plusieurs filiales », il estime désormais « le deal impossible du point de vue investisseurs ». « Une des conditions suspensives était l’obtention de la prolongation de la période d’observation », nous a fait savoir Mustapha Raddi.

D’autres informations à suivre dans l’Informé.