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Continuer la lectureACI : le patron du groupe Philippe Rivière a été placé en garde à vue
Le fondateur du groupe industriel lyonnais, désormais liquidé, est soupçonné d’avoir financé des dépenses personnelles aux frais de la société.
L’enquête pénale ouverte contre Philippe Rivière s’est brutalement accélérée ce mercredi. Selon nos informations, le fondateur du groupe industriel ACI, dont la liquidation a été prononcée le 10 mars, a été placé en garde à vue. Il en serait ressorti quelques heures plus tard. Des perquisitions ont également été menées à son domicile. Ce rebondissement intervient dans le cadre de l’enquête pour abus de biens sociaux ouverte par le parquet de Lyon contre l’ancien dirigeant de ce groupe spécialisé dans la fabrication de pièces pour l’automobile, le ferroviaire ou l’aéronautique. Les premières auditions, confiées à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) du Rhône, avaient démarré début 2026.
À l’origine de cette enquête : les soupçons de malversations, pointés par des actionnaires d’ACI à l’occasion d’un audit interne diligenté, pendant l’été, sur les finances de la société. Le rapport établi par le cabinet Finasens relevait de multiples virements injustifiés (portant sur plusieurs millions d’euros) effectués par l’entreprise en direction de Capart, la holding personnelle de Philippe Rivière. Et ce, alors qu’ACI - qui employait plus de 1 400 salariés - était en situation financière difficile. L’homme d’affaires devra aussi se justifier sur l’achat de biens de luxe (véhicules, voyages…) aux frais d’ACI sans lien avec l’objet social de l’entreprise.
Une procédure de redressement judiciaire avait été ouverte le 25 septembre et la gestion d’ACI confiée à un manager de transition. Entre novembre et mars 2026, la plupart de la trentaine de filiales qui composaient le groupe, ont été liquidées ou vendues à des repreneurs.
C’est toujours l’avocat Gauthier Doré, du cabinet Lantourne & associés, qui conseille Philippe Rivière sur ce volet pénal. Ce dernier n’a pas souhaité commenter nos informations.