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Continuer la lectureACI : pourquoi les recours de Philippe Rivière tombent à l’eau
Incapable de trouver un investisseur, l’ex-patron du groupe industriel a dû renoncer aux procédures intentées contre les décisions du tribunal des activités économiques de Lyon sur la liquidation et les cessions des filiales de son petit empire.
Fin de partie définitive pour Philippe Rivière, l’ancien président du groupe industriel ACI, dont la holding a été liquidée le 10 mars dernier : alors que l’ex-patron avait initié une procédure en appel, les audiences prévues devant la Cour d’appel de Lyon, le 27 mai 2026, ne se sont finalement pas t...
Depuis le placement en redressement judiciaire, en septembre 2025, de la société qu’il avait fondée, Philippe Rivière avait promis à de multiples reprises l’arrivée d’investisseurs. Mais malgré les délais accordés par la justice, toutes ses initiatives ont échoué, comme nous l’avons chroniqué. L’éventuelle contribution d’un nouveau financeur, encore annoncée pour justifier les procédures en appel, n’a - comme les précédentes - pas abouti. « Le partenaire n’ayant pas donné suite, le sujet est caduc », a confirmé à l’Informé l’avocat Gauthier Doré, associé du cabinet Lantourne et conseil du chef d’entreprise. Un appel reste pendant : celui intenté contre la décision du tribunal de condamner Capart, la holding personnelle de Philippe Rivière détentrice de 53 % du capital d’ACI, au paiement de sommes sur le compte courant d’ACI.
La chute d’ACI et sa vente à la découpe à la barre du tribunal lyonnais se traduisent par un bilan social lourd. Sur les quelque 1 300 salariés que regroupait l’industriel en France, « près de 500 personnes ont été licenciées ou ont vu leur poste supprimé », rappelle Samy Tabti, délégué syndical CGT chez Roche Meca Tech, une filiale située à Roche-la-Molière (Loire). Le syndicat réfléchit d’ailleurs avec ses conseils juridiques à la mise en place d’un collectif d’anciens salariés du groupe en vue d’intenter une procédure contre Philippe Rivière, également poursuivi au pénal pour abus de biens sociaux.