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Continuer la lectureAprès Overlord, deux autres groupes s’intéressent à la reprise d’Option Finance
Placé en redressement judiciaire cet été, l’éditeur de presse professionnelle attire de nouveaux candidats, déjà présents dans la presse économique.
Option Finance attise les convoitises. Alors que le groupe de presse économique de Jean-Guillaume d’Ornano, en redressement judiciaire depuis cet été, a jusqu’au 28 septembre pour attirer les repreneurs devant le tribunal des activités économiques de Paris, plusieurs éditeurs se sont déjà intéressés ...
Il s’agit d’abord de l’Agefi. L’agence économique et financière, filiale du quotidien l’Opinion, à l’origine de nombreux forums et salons autour de l’immobilier, la banque ou la tech, y voit une possibilité de se renforcer. Elle est intéressée par le pôle événementiel du groupe, propriétaire de l’hebdomadaire et du mensuel Option Finance, de La Tribune de l’Assurance, de Funds Magazine et d’Option Droit & Affaires. Toutefois, si Nicolas Beytout, président de l’Agefi, a tenté de convaincre son actionnaire LVMH de l’utilité d’un tel rapprochement, il n’a pas obtenu gain de cause. Pour l’instant, le géant du luxe cherche surtout à faire des économies dans ses activités médias. Une nouvelle directrice générale, Michèle Benbunan a été nommée en début d’année pour redresser la barre. Elle a annoncé un plan de licenciement aux Échos - Le Parisien, a fermé certains titres (Pour l’Éco, 2050Now…) et cherche un repreneur pour d’autres (Sciences et Avenir…). Difficile dans ces conditions de se porter acquéreur.
En revanche, Ficade, éditeur de Décideurs, Gestion de fortune ou de l’Informaticien et propriétaire de la chaîne d’information économique BSmart, devrait se positionner. « On regarde le dossier, confirme Gaël Chervet, président du groupe. Mais nous avons déjà beaucoup à faire avec le rachat de Profession Santé (le Quotidien du Médecin, le Quotidien du Pharmacien…) et plus récemment celui de l’agence événementielle, Quinze mai. » Deux entreprises en situation délicate. Quinze mai, notamment, a enregistré un chiffre d’affaires en baisse de 30 % l’an dernier, à 12,57 millions d’euros, la faisant basculer dans le rouge avec une perte de 4,8 millions d’euros. La faute à l’arrêt d’un gros contrat, SantExpo, un événement annuel sur la santé et le médico-social de la Fédération hospitalière de France désormais organisé par GL Events. Réaliser une troisième acquisition la même année pourrait donc s’avérer complexe.