Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Médias - Culture

Rédactrice en chef à Dubaï, changement de propriétaire… le magazine Public dans le brouillard

Depuis son placement en redressement judiciaire en mars dernier, l’hebdomadaire people a connu bien des bouleversements. Son équipe papier a été remerciée et il est désormais produit par le groupe de Marc-Antoine Moretto.

Récentes Unes du magazine Public.
Récentes Unes du magazine Public. Public

« Léa Salamé & Raphaël Glucksmann - L’amour au sommet ! » Le 31 juillet dernier, le magazine Public utilisait les photos d’une paparazzade du couple pour sa Une, indiquant qu’ils auraient « rejoint leur refuge au Cap Corse ». On y voyait la présentatrice de Quelle Époque prendre le soleil, et le prét...

Photo publié par l’ami de Léna Situations @Sundyjules sur Instagram @Sundyjules

Si la possibilité de procès pour atteinte à la vie privée ou diffamation est inhérente à la presse people, le magazine semble tout de même aller plus loin dans le sensationnalisme ces dernières semaines. Un virage opéré par une toute nouvelle équipe selon nos informations. En effet, depuis le 17 juillet, la rédaction de l’hebdomadaire a disparu de l’ours (l’emplacement habituellement réservé à la liste des contributeurs d’un titre), remplacée par une curieuse « rédaction déléguée » assurée par la société « Les Editions du bord de mer ». Créée en juin dernier, cette structure, détenue par Marc-Antoine Moretto, éditeur de plusieurs dizaines de magazines (Grands reportages, Pêche Magazine, Question de Philo...), a conclu un contrat de licence avec le propriétaire du titre people, Philippe Abreu, qui a racheté Public à CMI en 2024. La durée de la licence ? « Pour un temps assez long », nous indique Marc-Antoine Moretto, sans en dire plus. Conséquence de ce nouveau cap, la rédaction papier historique a été remerciée et l’ex-rédactrice en chef Maëlle Brun a été remplacée par Coralie Hamadi : basée à Dubaï, la journaliste est à la tête de l’agence « éditoriale et digitale » DCKay. « C’est une mission pour l’été, confie-t-elle à l’Informé. On m’a demandé de produire un magazine aussi qualitatif que ce que Public était déjà. »

Ce changement d’éditeur, autorisé par le juge-commissaire en charge du dossier au tribunal de commerce de Clermont-Ferrand, survient alors que l’hebdo est en plein redressement judiciaire : la procédure s’est ouverte en mars dernier, comme l’Informé l’avait alors révélé. En grande difficulté, le titre accusait alors un passif de 1 248 254 euros. Selon nos informations, un délibéré est prévu au 10 septembre prochain pour décider de la suite des évènements. Sans surprise, le patron d’Overlord et serial repreneur de la presse Gaspard de Monclin s’est positionné sur le dossier. C’était également le cas de Robert Lafont, anciennement à la tête du groupe Entreprendre, mais il n’a pas souhaité améliorer son offre initiale. « Nous avions initialement adressé […] une offre de reprise de Public […] prévoyant la reprise du fonds, de plusieurs salariés et d’un prix de 50 000 € », nous précise l’homme d’affaires.

Vous souhaitez entrer en contact avec le ou les auteur(e)s de cet article pour réagir ou apporter des informations complémentaires ? Cliquez-ici