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Continuer la lectureLes noms des trois candidats à la reprise du constructeur de maisons AST Groupe, en redressement judiciaire
Les entreprises intéressées, dont l’Informé dévoile l’identité, ont jusqu’à ce jeudi minuit pour encore améliorer leurs offres. Le Tribunal tranchera la semaine suivante.
Avec des ventes divisées par trois en trois ans, la crise immobilière a ravagé le secteur des maisons individuelles. Certains cadors du secteur, comme le lyonnais AST groupe (maisons Natilia, Créa Concept, Top Duo…) n’y ont pas échappé. Après une longue période d’agonie, qui l’avait conduit à lancer un premier plan de restructuration en début d’année, le 2e constructeur français - dont la dette globale s’élevait à 25,4 millions d’euros à fin mars - a fini par être placé en redressement judiciaire début août. Depuis, trois offres ont été déposées auprès du tribunal de commerce de Lyon pour reprendre une partie de l’activité de l’entreprise fondée par Alain Tur.
Selon nos informations, deux de ces offres ciblent principalement l’entité Pobi, la filiale industrielle du groupe spécialisée dans la fabrication de maisons à ossature bois. Cette branche stratégique, qui emploie une centaine de personnes (sur les quelque 500 employés que compte le groupe) a en effet l’avantage de posséder son propre site de production à La Charité-sur-Loire. C’est notamment de cette usine que sortent les maisons en bois des marques en franchise - Natilia et Natibox - mais aussi les menuiseries et charpentes des autres enseignes de villas en parpaings.
Le duo Hexaom - Trecobat contre Vestack
Dans le détail, un duo composé d’Hexaom (premier constructeur de maisons français) et de Trecobat (l’un des leaders du marché en Bretagne) proposerait ainsi de racheter l’usine Pobi pour 3,3 millions d’euros, avec tous ses salariés, auxquels s’ajouteraient 14 autres employés du groupe AST qui travaillent à la commercialisation des maisons à ossature. En face, une autre offre, déposée par le spécialiste de construction modulaire bas carbone, Vestack, prévoirait de reprendre l’usine Pobi et ses salariés pour 50 000 euros, en s’engageant cette fois sur un plan d’investissement progressif de 5,5 millions d’euros sur 5 ans.
Ce n’est pas tout. Une troisième offre émanant d’un groupement des franchisés Natilia, Natibox et Villas Club proposerait de reprendre l’exploitation commerciale de leurs enseignes pour 100 000 euros. L’objectif de cette association étant de sauver les 250 salariés de ces marques, en s’adossant à l’une des deux premières offres.
Les jeux sont toutefois loin d’être faits. Les différents candidats ont désormais jusqu’à ce jeudi soir minuit pour déposer leurs offres amélioratives. Selon nos informations, aucun nouveau candidat ne se serait par ailleurs manifesté à date. Les différentes candidatures seront ensuite examinées le 29 octobre devant le tribunal de commerce de Lyon.
Contactée, la direction d’AST Groupe n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.