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Immobilier

Le réseau immobilier de Stéphane Plaza voit ses résultats plonger

Le groupe de franchisés paye le prix des ennuis judiciaires de l’ex-vedette de M6. Son chiffre d’affaires et ses bénéfices fondent.

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Jumeau Alexis / Jumeau Alexis/ABACA

On pouvait s’y attendre : les déboires judiciaires de Stéphane Plaza ont fini par très lourdement impacter l’activité de son enseigne immobilière. D’après les comptes 2024, consultés par l’Informé, la tête du célèbre réseau a vu son chiffre d’affaires dévisser de 25 % l’an passé à tout juste 16 millions d’euros. Bien entendu, ces piètres performances doivent être mises en perspective avec la crise qui a frappé l’ensemble du secteur : selon les Notaires de France, les ventes de logements anciens ont chuté de 9,4 % sur la même période avec seulement 845 000 transactions.

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Il n’empêche, la baisse brutale de l’activité de l’enseigne Plaza a immanquablement été impactée par les départs en série de ses franchisés, soucieux de se désolidariser du nom de l’ancienne vedette de M6, accusé de violences conjugales (et condamné en février dernier en premiière instance). L’enseigne immobilière qui comptabilisait encore 670 franchisés fin 2023 ne comptait ainsi plus que… 584 contrats en fin d’année dernière. Et l’hémorragie s’est encore aggravée depuis. Dans son rapport annuel, le groupe mentionne d’ailleurs clairement « l’affaire judiciaire concernant monsieur Stéphane Plaza comme un facteur expliquant la diminution des renouvellements de contrat de franchise et la non-signature de nouveau contrat. »

Aucun dividende ne sera reversé aux actionnaires cette année

Évidemment, ce coup de froid a aussi sérieusement impacté les marges du groupe. En un an, le bénéfice net du réseau a été divisé par trois, tombant à tout juste 3 millions d’euros en 2024. Signe supplémentaire - s’il en faut - des difficultés enregistrées par le groupe : lors de l’assemblée générale du 23 juin dernier, les différents actionnaires (51 % des parts détenues par M6 ; 25,5 % par Stéphane Plaza ; 23,5 % divisé à parts égales entre Patrick-Michel Khider de Lusigny et Cécile de Crémier) ont décidé de ne pas reverser ces bénéfices en dividendes. Contre l’avis de Stéphane Plaza… le seul à s’être prononcé pour, à travers sa société SP holding.

Depuis début mai, les choses ont toutefois évolué. Les franchisés du réseau peuvent se désolidariser de l’image de Stéphane Plaza en optant pour la nouvelle enseigne du groupe, Sixième Avenue, créée par la direction pour tenter de les retenir. Malgré tout, et comme nous l’expliquions dans un précédent article, les relations entre le groupe et Stéphane Plaza restent particulièrement tendues, ce dernier ne conservant les manettes que sur l’enseigne historique.

Pour ne rien arranger, le groupe serait en litige avec plusieurs de certains franchisés ayant récemment décidé de quitter le navire. « À la date d’arrêté des comptes, la société a fait l’objet de demandes d’indemnisation de la part de certains franchisés qu’elle considère comme infondées », est-il ainsi mentionné dans les comptes.

Contacté, Stéphane Plaza n’avait pas répondu à nos sollicitations au moment de la publication de cet article. De son côté, la direction du groupe nous a fait savoir ne pas souhaiter apporter de commentaires à ces informations.

Changement à la tête du comité de surveillance

La dernière AG du groupe immobilier, qui s’est tenue le 23 juin dernier, a acté la nomination de M6 Créations - filiale commerciale du groupe audiovisuel - à la présidence du comité de surveillance, en lieu et place de SP Holding, société détenue par Stéphane Plaza. Les différents actionnaires se sont mis d’accord pour rebaptiser la société mère, Stéphane Plaza France du nom de « SPF Franchise ».