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Continuer la lectureLes secrets de la vente à 33 millions d’euros des Kretz (L’Agence)
Un producteur français au succès croissant vient de céder un prestigieux hôtel particulier à une fortune américaine de la crypto. Avant eux, l’adresse a connu d’autres illustres propriétaires…
C’est le petit bijou du 8e arrondissement qui a dernièrement retenu l’attention de tous les fans de la série L’Agence. Fin janvier, un épisode de cette série animée par la famille Kretz sur TMC mettait un coup de projecteur sur la vente - à 33,8 millions d’euros - d’un hôtel particulier parisien situé sur la très chic rue du Faubourg Saint-Honoré. « Une transaction historique pour l’Agence », se félicitait même quelques semaines plus tard Martin Kretz sur son compte LinkedIn. Un bien joli coup en effet. D’après nos informations, cette opération, dont le prix communiqué s’entend en réalité frais d’agences compris, a permis au réseau Kretz d’empocher une rondelette commission de 1,8 million d’euros.
La vente du bien en question, situé à deux pas du Cercle Interalliée et de l’ambassade des États-Unis, n’a pas réuni des inconnus autour de la table du notaire. Le propriétaire des lieux, qui vient de séparer de ce bien unique de 490 mètres carrés annexé d’un jardin de 405 mètres carrés à l’abri des regards, n’est autre Jeremy Zag, le producteur français de la série d’animation à succès Miraculous, a appris l’Informé. En dix ans, cet entrepreneur de 38 ans a fait fortune en exportant sa production animée dans près de 150 pays à travers le monde. Avec un budget de 80 millions d’euros, l’adaptation de son dessin animé pour le cinéma reste même le deuxième film français le plus coûteux de l’histoire, derrière Valérian de Luc Besson.
Jeremy Zag - dont le studio ZAG s’est récemment associé à Mediawan pour accélérer le développement de la franchise Miraculous - a trouvé preneur auprès d’une figure du secteur de la crypto : Olaf Carlson-Wee. Cet Américain est notamment connu dans le milieu pour avoir été le premier employé de la plateforme d’échanges Coinbase, créée en 2012… Il devrait une partie de sa fortune au fait d’avoir été rémunéré en bitcoins trois années durant par l’entreprise à une époque où son cours ne valait même pas un centième de l’actuel. Ce dernier, qui dirige depuis 2016 la société d’investissement Polychain Capital, a mis la main sur l’immeuble via une société civile immobilière, Treehouse Kingdom. À 36 ans, le jeune entrepreneur s’est ainsi offert, à son tour, un pied-à-terre chargé d’histoire dans l’un des l’un des quartiers les plus chics de la capitale. Parmi les autres particularités notables de l’hôtel particulier : des hauteurs sous plafonds de 4,3 mètres, des dorures aux murs représentant des fables de La Fontaine, un grand salon, une salle à manger, quatre chambres, une large cuisine, un studio mezzanine, un jacuzzi au fond du jardin… Et un mobilier rare comme cette table unique en marbre de Patagonie estimée à plus de 50 000 euros.
L’appartement a appartenu au fondateur de Maisons du Monde
Le nouveau propriétaire des lieux ne le sait peut-être pas, mais avant lui l’hôtel particulier a appartenu à plusieurs autres illustres figures… Historiquement, la demeure fut un temps la propriété de la famille princière de Monaco Grimaldi. Plus récemment, Jeremy Zag l’avait acheté, en 2022, à Xavier Marie, fondateur de Maisons du Monde, pour la somme de 26,3 millions d’euros. Une vente qui avait, déjà à l’époque, été signée par l’intermédiaire du réseau Kretz.
Remontons encore plus loin dans le temps. Xavier Marie en avait fait l’acquisition deux ans plus tôt, pour la somme de 9,5 millions d’euros, auprès de la famille du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui semble-t-il avait hérité du bien à la suite d’une succession. D’après nos informations, Marie avait alors entrepris de refaire entièrement les lieux avec de lourds travaux. Depuis, la cote de l’édifice n’a cessé de grimper en flèche…
Contactée, l’agence Kretz n’a pas répondu à nos sollicitations. Jeremy Zag et Olaf Carlson-Wee ne nous ont pas non plus fait de retour. Pas plus que Xavier Marie et François Villeroy de Galhau, que nous avons aussi cherché à joindre.