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Continuer la lectureStellantis : un nouveau tandem à la tête de l’usine de Caen
Le site de Cormelles-le-Royal dans le Calvados, spécialisé dans la production de pièces mécaniques, voit ses deux dirigeants quitter le groupe.
Changement de conducteur pour les 1 300 salariés du site Stellantis de Cormelles-le-Royal, près de Caen (Calvados). Depuis 2020 à la tête de cette ex-usine Citroën, Stéphane Castets quitte l’entreprise début octobre, pour « développer un projet personnel », selon une source interne. Ingénieur Arts et métiers, il a effectué toute sa carrière dans les établissements de PSA (devenu Stellantis depuis la fusion avec Fiat-Chrysler) à Rennes, Vélizy et Poissy, mais aussi en Slovaquie et en Chine. Il est remplacé à la tête de l’usine normande par Stéphane Lozach, actuel directeur des opérations d’un site belge de l’équipementier Punch Powertrain.
Cette filiale de l’équipementier chinois Yinyi, spécialisée dans la fabrication de boîtes de vitesses, est bien connue au sein de Stellantis : les deux groupes se sont associés dans deux JV spécialisées sur les systèmes de transmissions et de boîtes de vitesses pour véhicules électriques et hybrides, dont un des sites (Punch Powertrain PSA E-Transmissions) se trouve à Metz. Centralien, Stéphane Lozach a commencé sa carrière chez Faurecia, avant de rejoindre en 2002 la filiale du groupe Valeo chargé des contrôleurs de vitesse (Telma). Il a ensuite été chargé de projet sur les transmissions à Amiens ou en Tunisie avant de gérer le projet de moteur électrique « 48V ».
Il sera épaulé à Caen par un nouveau numéro deux, car Gilles Lombard, directeur des opérations industrielles de l’unité depuis trois ans, quitte également Stellantis en octobre. Il sera remplacé dans ses fonctions par Alexis Renard, actuel responsable logistique de l’usine normande. Celle-ci fournit les transmissions et les berceaux de moteurs, la pièce placée sous le moteur qui le relie au châssis et aux transmissions, pour le groupe et pour des équipementiers étrangers. « Ce changement de direction n’est pas lié à des problèmes industriels, indique une source interne. Nous restons compétitifs par rapport aux autres fournisseurs de pièces mécaniques. » Le site a dû réduire ses coûts de fabrication car, depuis 10 ans, il est mis en compétition par PSA puis Stellantis sur chacune de ses productions.
Il a en tout cas enregistré peu de jours de chômage partiel, à la différence des usines d’assemblage terminal du groupe, en butte aux aléas d’approvisionnement en pièces détachées et à une faiblesse des ventes (-0,1 % pour le premier semestre par rapport à la même période en 2023, selon les données de la Plateforme Automobile/AAA Data). Le site normand travaille au maximum de ses capacités en trois équipes. D’ailleurs, des heures supplémentaires sont imposées le week-end, et un nouveau renforcement en fin de semaine est à l’étude pour les équipes de production.
La progression des rendements opérationnels a d’ailleurs été saluée cette semaine à Caen par Rémi Girardon, un ancien dirigeant du site caennais devenu vice-président du groupe Stellantis des usines mécaniques. Il en a profité pour noter le bon démarrage de la ligne de production de berceaux pour la nouvelle plateforme STLA Medium, qui équipe les nouveaux SUV et berlines électriques des 14 marques de Stellantis. Il a également confirmé de futures productions pour la prochaine plateforme STLA Small, prévue pour équiper les citadines électriques du groupe (e208, e2008, DS3 Crossback, Fiat 500e) à partir de 2026.