L'abonnement à l'Informé est à usage individuel
Un autre appareil utilise actuellement votre compte
Continuer la lectureLes pilotes d’Air France s’accordent, Panini se déleste, les prévisions du gouvernement... les télex de l’Informé
Les dernières brèves exclusives de la rédaction.
Publié : 17/10/2024 à 18:18
► Transport aérien. Nous le révélions il y a quelques semaines, la gronde monte chez Air France : alors qu’un accord d’août 2020 garantit aux pilotes 249 000 heures de vol sur le réseau moyen-courrier au départ de Roissy, ceux-là ont découvert, en juin, qu’il manquait plus de 20 000 heures au compteur de la saison 2023-2024. La direction était prête à lâcher 59 millions d’euros pour calmer la grogne mais le syndicat des pilotes, le SNPL, n’arrivait pas à se mettre d’accord sur cette proposition. C’est désormais chose faite : le conseil du SNPL, qui réunit les délégués de ce syndicat majoritaire chez les 5 200 commandants de bord et copilotes d’Air France et de Transavia, a finalement validé le projet de compensation proposé par le bureau du syndicat et la direction d’Air France-KLM. Dans le détail, 24 représentants ont voté, le 10 octobre, en faveur du nouveau texte, 23 ont voté contre et 6 se sont abstenus. « Ce n’est clairement pas un plébiscite », relève un délégué SNPL. Par rapport au projet d’accord rejeté le 5 septembre dernier, le bureau a certes obtenu quelques avantages supplémentaires dans la planification des vols, mais ce n’est pas ce qui a emporté l’approbation. Selon lui, « le bureau du SNPL a surtout dû lier le vote sur la compensation des 20 000 heures de vol manquantes à un renouvellement de la confiance ». » Une majorité s’est dégagée pour ne pas créer aujourd’hui une crise ouverte au sein du syndicat, alors qu’il reste deux ans avant le prochain congrès « , observe un pilote. T.M.
► E-commerce. Panini France s’est séparé de ses activités de vente en ligne d’articles de sport, jugées non stratégiques. Dans les années 2000, le spécialiste italien des albums et images autocollantes à collectionner avait créé plusieurs sites internet dédiés à la commercialisation de maillots et d’équipements de football et de rugby (avec footcenter.fr, rugbyshop.com, ou encore madeinsport.com, racheté au groupe Printemps en 2013). Faute de synergies avec son activité principale et de réel poids sur le marché, Panini a donc décidé d’abandonner cette diversification et de céder ses trois marques et noms de domaines à la société Oreca. Cette entreprise spécialisée dans la course automobile dispose aussi d’une activité de distribution multicanale et gère les boutiques en ligne de plusieurs clubs comme celle de l’OM pilotée par… Panini jusqu’en 2023). Avec son portefeuille de licences pour les collections d’images à collectionner (Ligue 1 de football, Marvel, Disney, etc.), Panini France a connu une activité en recul de 45% en 2023 à 56,8 millions d’euros. La raison ? 2022 a été une année de coupe du monde de football qui dope les ventes. Dans le même temps, le bénéfice de l’entité est passé de 13,8 millions à une perte de 600 000 euros en 2023. Qui a peut-être accéléré l’envie de couper quelques branches. M.L.
► Agriculture. Les pronostics du gouvernement vont en surprendre plus d’un. Dans les annexes au projet de loi de finances pour 2025 (PLF) consultées par l’Informé, les prévisions de surface agricole cultivée en bio ont été largement revues à la baisse. Pour l’année 2024, la cible a été sérieusement rabotée, passant de 15 % à 12,3 % de la surface agricole utile (SAU). Par un effet domino, la cible 2025 a aussi été réduite, de 15,1 % à 14,2 % désormais. Jusqu’ici, rien de plus logique, cette réévaluation tient compte du coup d’arrêt constaté l’an dernier : alors que les estimations des précédents PLF, très optimistes, tablaient sur 13,1 % des surfaces en bio fin 2023, les résultats constatés en ont finalement été très loin, à 10,4 %, en recul pour la première fois. Mais étonnamment, à moyen terme, les prévisionnistes conservent un optimisme indéboulonnable. Pour 2027, la cible est maintenue à 18 % de SAU en bio, soit l’objectif fixé par le plan stratégique national en 2022. Ce cap semble inamovible alors que les points d’étape ont été recalibrés, et que la situation du secteur reste très fragile. En 2023, les surfaces en conversion étaient en baisse de 30 %, « hypothéquant le réservoir de croissance du bio » selon les commentaires de l’Agence bio dans son rapport annuel. M.L.
Thierry Mestayer et Morgan Leclerc.