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Transports - Auto

Renault : l’ex-dauphin Denis Le Vot sur le départ

Grand artisan du succès commercial de Dacia, la marque low cost du groupe, il était candidat à la succession de Luca de Meo, pour laquelle François Provost a été préféré.

Au sein du groupe Renault, Denis Le Vot dirige la marque Dacia depuis 2021.
Au sein du groupe Renault, Denis Le Vot dirige la marque Dacia depuis 2021. FABRICE COFFRINI / AFP

Denis Le Vot, le charismatique patron de Dacia, un temps pressenti pour remplacer Luca de Meo, est sur le point de quitter le constructeur automobile pour lequel il travaillait depuis 35 ans, selon plusieurs sources. Une réunion avec les représentants du personnel du groupe est prévue ce vendredi mat...

« Denis Le Vot aurait dû obtenir le job de directeur général, c’est normal qu’il souhaite partir après le choix du conseil d’administration de confier le poste à François Provost », indique une source interne. Les récents succès de Dacia, que Denis Le Vot pilotait depuis 2021, ont souvent été attribués à son action. Il vient d’ailleurs d’être tout récemment récompensé aux Best Cars of the Year Awards, qui récompensent les dirigeants ayant transformé l’industrie automobile. La marque récemment relookée est celle qui dégage désormais la meilleure rentabilité du groupe : elle générait en 2024 une marge opérationnelle de 10 %, alors que Renault dans son ensemble n’affichait qu’une marge de 7,6 %. Les ventes des Sandero, Duster et autres Bigster ont aussi crû de 2,7 % l’année dernière, pour atteindre un record de 676 000 exemplaires. Une croissance supérieure à celle de la marque Renault (+1,8 %).

Reste que les ventes concernent des voitures pour la plupart thermiques (avec un seul modèle électrique, la Spring, qui ne représente que 3 % des ventes de la marque) et bon marché, alors que les véhicules plus haut de gamme sont présentés sous les marques Renault et Alpine. Parmi les succès de Dacia, le Duster, son SUV « outdoor », est devenu une référence du marché, défendue par Le Vot contre vents et marées. Luca de Meo avait en effet commencé par s’opposer à ce lancement. « Denis Le Vot était un des rares à lui tenir tête », souligne un salarié.

Pressenti dès 2024 pour remplacer le directeur général, et soutenu par une aura particulière auprès des équipes, Denis Le Vot a aussi été celui qui allait naturellement discuter avec les syndicats ou présenter au pied levé le futur musée de Renault après l’annonce du départ de Luca de Meo. Selon un proche, le dirigeant sortant est réputé pour être « carré » et ne pas jouer la carte du pathos, contrairement à l’ex-dirigeant italien.

En même temps que le départ de Le Vot, d’autres annonces sont attendues, à commencer par un plan de réduction des coûts drastique.