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Continuer la lectureBornes de recharge électrique : Bump veut lever 300 millions
Le spécialiste de la recharge et des cartes mobilité pour les entreprises cherche de nouveaux moyens pour accélérer son développement. Et notamment investir dans d’autres pays européens.
Le ralentissement du marché de la voiture électrique n’effraie pas Bump. Fondé en 2021 seulement, ce spécialiste de « la gestion de la mobilité électrique des entreprises », vient de lancer une levée de fonds pour récolter 300 millions d’euros d’argent frais, selon nos informations. Ses fondateurs, François Oudot (ex-Sigfox, Alan) et François Paradis (ex-Vinci Énergies), ont confié un mandat à la banque Macquarie - déjà missionnée l’an dernier par EDF pour trouver un investisseur à sa filiale Izivia, en l’occurrence le fonds d’infrastructure néo-zélandais Morrison. Cette nouvelle opération de financement interviendrait deux ans à peine après que Bump a sécurisé une enveloppe de 180 millions d’euros auprès du fonds d’infrastructure néerlandais DIF, racheté par le géant CVC Capital Partners en 2024.
Mais, selon nos informations, seule une première tranche de 60 millions issue de cette manne a depuis été consommée, sous forme d’augmentation de capital. La start-up, spécialisée sur l’installation de bornes de recharge pour les entreprises et la gestion de cartes mobilité (recharge, péages, parkings) pour leurs salariés, entend désormais se donner de nouveaux moyens de financer son développement… à de meilleures conditions de marché que le deal avec DIF.
Avec un chiffre d’affaires multiplié par 16 depuis 2022 et une équipe d’une centaine de salariés, la jeune pousse, déjà prestataire de DHL, Socotec ou encore Enedis, se voit beaucoup mieux installée aujourd’hui pour lever des fonds à moindre frais. Malgré le coup de frein du marché de la voiture électrique, en recul de 2,6 % en France l’an dernier, Bump peut faire valoir une plus grosse valorisation et un risque de défaut plus faible qu’il y a deux ans. Si le fonds DIF-CVC ne compte pas sortir du tour de table aujourd’hui, il ne veut pas, pour autant, revoir l’équation financière de 2022 en participant à la nouvelle opération de financement. En cas de succès de la levée, il verrait donc sa participation diluée d’autant.
« Bump n’a pas le couteau sous la gorge : les capitaux déjà levés auprès de DIF sont suffisants pour fonctionner avant de dégager nos premiers bénéfices, indique la société. Pour nous, tous les signaux sont au vert. Nous prévoyons d’atteindre l’équilibre d’exploitation dans les deux ans. » La start-up met en avant un modèle BtoB très stable. Elle prévoit un chiffre d’affaires multiplié par 3 pour 2025, après l’avoir quadruplé l’année dernière. En levant de nouveaux capitaux, Bump entend accélérer son développement notamment en s’implantant à l’international, et devenir un consolidateur du marché. De premières cibles sont déjà dans son viseur, en Belgique et en Italie.