Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Tech - Télécom

Le champion français des intranets LumApps cherche un investisseur

Quatre ans après une levée de fonds auprès de Goldman Sachs, Bpifrance et Eurazeo, le lyonnais veut offrir une fenêtre de sortie à certains de ses actionnaires.

Photo
prachid - stock.adobe.com

Devenir une licorne dès 2025… Cette ambition, Sébastien Ricard, le patron-fondateur de l’éditeur d’intranets LumApps, n’a pas peur de la clamer haut et fort, même si la tech connaît des fortunes diverses depuis deux ans. Doté d’une longue liste de clients (Decathlon, RATP, Airbus, Colgate Palmolive, Motorola, LVMH ), en France comme à l’étranger, il veut voir son entreprise rejoindre le club très select des start-up  françaises valorisées plus d’un milliard de dollars. Un objectif qu’il a annoncé dans une interview au Journal du Net fin mars. Pour s’y préparer au mieux, la jeune pousse planche en ce moment même sur un remaniement de son actionnariat qu’elle espère concrétiser dès cette année selon nos informations. Elle s’est offert les services de la banque américaine William Blair comme conseil, a appris l’Informé. L’opération devrait a priori se traduire par l’arrivée d’un investisseur qui pourrait s’adjuger une grosse participation minoritaire, voire hériter d’une courte position majoritaire. Le deal prendra la forme d’un rachat de parts à certains des actionnaires actuels, le capital se répartissant aujourd’hui principalement entre des financiers - Goldman Sachs Private Equity, Bpifrance, Eurazeo et Iris Capital - et les dirigeants. Pas question, donc, de parler d’une levée de fonds, Sébastien Ricard ayant affirmé que LumApps, aujourd’hui rentable, avait encore suffisamment de trésorerie pour ne pas avoir besoin d’aller chercher du cash à l’extérieur. Contacté, le dirigeant n’a pas répondu à nos demandes de précisions sur l’opération à venir.

Depuis sa création, en 2012, la start up a récolté une centaine de millions d’euros en trois levées de fonds, la dernière ayant été officialisée début 2020, pour 70 millions de dollars. Basée à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon, l’entreprise vise un chiffre d’affaires récurrent de 80 millions d’euros dès 2024, contre 33 millions en 2022, dont la moitié serait réalisée auprès de clients nord-américains. Commercialisés sur abonnement - le fameux modèle SaaS (Software as a service) en vogue dans les logiciels, par opposition à la vente de licences - ses intranets sont conçus comme une sorte de tableau de bord collaboratif permettant aux employés d’avoir tous les outils nécessaires pour chaque aspect de la vie en entreprise (messagerie, ressources humaines, applications de formation…), avec des passerelles vers d’autres suites logicielles éditées par Google, Microsoft, SAP, etc. Ils sont également disponibles sur mobile.