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Industrie

Quatre offres de reprise et un lourd plan social pour Geismar

Spécialisé dans l’équipement ferroviaire, le groupe familial centenaire compte 420 salariés et 3 usines en France. ll est en redressement judiciaire depuis le début du mois.

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Ils sont quatre à se disputer Geismar, ses 5 usines qui travaillent pour les chemins de fer, surtout étrangers, et ses 750 salariés dont 420 en France. Les administrateurs et mandataires judiciaires, qui suivent l’entreprise placée sous redressement judiciaire début avril, suite à ses grandes difficultés financières, et notamment une dette estimée à près de 65 millions d’euros, ont fait le tri dans les dossiers de reprise proposés. Résultat, trois fonds d’investissement, Greybull Capital, Coral Reef Capital et Sandton Capital Partners, emmènent chacun des groupes de repreneurs. Daniel, membre de la famille Geismar (toujours propriétaire), apparaît dans l’offre de Sandton, ainsi que le management de Geismar. TSO (groupe NGE), un client de Geismar, figurerait dans 2 offres.

Face à ces trois fonds, le groupe français Cahors-Maec de Grégoire Libert fait aussi acte de candidature. Cahors, c’est aussi un très vieux groupe industriel français (1910), spécialisé dans les matériels de réseaux d’énergie et de télécoms, qui annonçait un chiffre d’affaires de 240 millions d’euros en 2021, avec 1 800 salariés. C’est aussi un fournisseur historique important d’Enedis, avec une grosse poignée d’usines en France et d’autres à l’étranger. Ex-Goldman Sachs, Grégoire Libert l’a racheté fin 2019 alors qu’il était en dépôt de bilan, et l’a adossé à la société Epsys (ex-Schneider), fabricant de coffres en béton de transformateurs électriques, acquise précédemment.

Pour l’instant, aucun de ces candidats à la reprise n’est prêt à faire un gros chèque pour racheter Geismar à la barre du tribunal de commerce de Nanterre. Mais surtout, leurs candidatures comportent toutes un volet social très lourd, avec des PSE, qui varient selon les candidats, mais qui ne permettraient de ne sauver qu’environ 250 des 420 salariés français. Les offres peuvent cependant encore être améliorées jusqu’au 24 avril. « Nous travaillons au moins de suppressions d’emploi possibles », dit un porte-parole de Sandton Capital Partners.

Toutes les usines et les bureaux commerciaux seront-ils conservés, ou, comme cela est évoqué dans les propositions, certains seront-ils fermés ? Les inquiétudes portent notamment sur les sites Geismar Rhône, à Janneyrias (Isère) et Rhône Provence, à Marseille. Et pourquoi autant de licenciements alors que le travail ne manque pas ? « Notre carnet de commandes est plein, dont un gros contrat en cours avec Deutsche Bahn, souligne un représentant de la direction de Geismar, qui appartient toujours à la famille. Les chiffres évoqués concernant les suppressions d’emplois sont dramatiques, et ne reflètent pas les scénarii dont nous avons connaissance à ce jour ».

Greybull Capital, Coral Reef Capital et le groupe Cahors n’avaient pas donné suite à nos sollicitations à l’heure où nous publions.