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Finance - Conseil

La belle levée du fonds Verto pour les PME des logiciels et de la santé

Indépendante de NewAlpha depuis fin 2023, la société de gestion a mis un peu plus d’un an à boucler son deuxième véhicule.

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Peu d’acteurs du private equity peuvent le nier : dans l’incertitude économique actuelle, trouver de l’argent pour monter un fonds n’a rien d’une promenade de santé. Les institutionnels et grandes familles qui investissent dans des véhicules ciblant les entreprises non-cotées comptent leur argent et se concentrent sur une poignée de gérants. Verto a néanmoins réussi à bien se sortir de l’exercice. Selon nos informations, la petite société de gestion française vient de lever 330 millions d’euros pour son deuxième véhicule, Verto Growth II. C’est 10 % de plus que ce qu’elle espérait lors de cette levée qui avait débuté au printemps 2024, comme l’Informé l’avait révélé. La performance est loin d’être négligeable pour une structure née en 2018 : son premier véhicule avait en effet récolté un peu moins de 150 millions d’euros.

Animée par quatre associés (Thomas Fort, Antoine Dary, Laure Dachary et Alexis Kemlin), la structure investit dans des PME rentables connaissant une certaine croissance. On parle de « growth capital », un segment du private equity dans lequel prospère aussi un autre fonds français, Keensight Capital. Son terrain de jeu naturel ? Les secteurs des logiciels B-to-B et la santé. Verto a vécu quelques années adossé à un gestionnaire d’actifs, New Alpha Asset Management (qui évolue dans la galaxie du Crédit Mutuel Alliance Fédérale). Mais elle avait coupé les ponts avec lui fin 2023, les synergies avec ce dernier s’étant avérées assez minces.

Avant de resigner avec un gérant pour un véhicule, dont la durée de vie s’élève en théorie à dix ans, les souscripteurs (que l’on appelle limited partners, ou LPs) apprécient de voir leurs « poulains » vendre leurs participations dans les temps - et accessoirement avec des plus-values intéressantes à la clé. Verto ne s’en est pas trop mal sorti. Au 30 juin, son premier fonds avait déjà redistribué à ses LPs près de 90 % de leur argent, grâce à la cession de trois participations qui ont globalement rapporté trois fois la mise initiale : l’éditeur de logiciels Sinari (cédé à Bridgepoint*), la banque de greffons osseux Biobank (passé sous le contrôle d’IK Partners) et le groupe d’ingénierie dans les semi-conducteurs Presto (repris par Dentressangle). Verto a encore six autres entreprises dans son premier fonds, même si une autre cession serait imminente.

Son nouveau véhicule, lui, a déjà réalisé plusieurs prises de participation. Il vient notamment de devenir actionnaire minoritaire de Club Employés, une plateforme d’avantages salariés, ainsi que de Granite, un logiciel permettant de faciliter la gestion des risques et de la conformité en entreprise.

Contacté par l’Informé, Verto n’a pas souhaité faire de commentaires à ce stade.