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Continuer la lectureEntraînement des pilotes de chasse : quatre candidats pour un contrat de 450 millions d’euros
Le ministère des armées choisira prochainement le prestataire privé chargé de préparer au combat les pilotes de Rafale ou Mirage 2000. L’Informé dévoile la liste des offres.
C’est une première. Tout d’abord par son ampleur et, ensuite, par sa nature. L’État est prêt à débourser environ 450 millions d’euros pour un contrat qui s’étalera sur une période de 8 ans. L’objet de l’appel d’offres, dont le résultat pourrait tomber d’ici quelques semaines permettrait de faire rent...
Le poids lourd du quatuor, c’est Babcock. Avec 560 collaborateurs et un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros, cette filiale française du groupe britannique éponyme assure déjà la formation initiale des pilotes de chasse sur avions à hélices, à Cognac, dans le cadre du programme Mentor. Babcock France a aussi de sérieuses références dans la maintenance d’hélicoptères (Marine, Douane, Gendarmerie) et dans la location de longue durée. Et puis, grâce à une vingtaine de bases actives, elle livre un service clé en mains de transport par hélicoptère de patients pour le Samu. La société n’a pas ménagé ses efforts pour espérer décrocher ce contrat avec le ministère des armées. Tout d’abord, en décembre dernier elle a racheté Apache Aviation et ses 11 monoréacteurs L-39. Les missions Red Air seraient menées depuis Dijon où sont basés ces avions. Ensuite, Babcock vient de recruter comme responsable de la sécurité aérienne le général Christophe Michel, ancien directeur du bureau enquêtes accidents des armées (BEA-E). Et, en cas de succès, Babcock pourrait embaucher une vingtaine de personnes.
Deuxième prétendant : Red-X. Il s’agit d’un consortium de trois sociétés : Carbon 01 (spécialiste de l’intégration aéroterrestre et des drones), Secamic (maintenance aéronautique) et Demeteris (services aéronautiques). Le groupement ne dévoile pas le type d’appareils prévus pour le contrat visé, mais reconnaît bénéficier du soutien de l’américain Airborne Tactical Advantage Company (Atac), un des leaders mondiaux des missions Red Air. La solution retenue est, en tout cas, capitalistiquement 100 % française. Carbon 01 possède une vaste expérience de la formation des JTAC de l’armée de terre, et a également des références à l’étranger. Comme c’est le cas dans les autres équipes, elle a dans ses effectifs d’anciens opérationnels des armées, qui connaissent donc parfaitement les besoins de leurs collègues d’active. La solution de Red-X serait opérée depuis Châteauroux qui présente une position centrale par rapport aux futures missions, et une soute à munitions, ce qui pourrait devenir une donnée du Red Air. Une trentaine d’emplois pourraient être créés en cas de victoire.
Troisième compétiteur : SDTS. Basée à Nîmes, l’entreprise utilise des avions italiens MB339. Déjà active dans le Red Air, notamment pour la marine, elle surfe aussi sur l’innovation et teste actuellement une nacelle de guerre électronique d’origine suédoise. SDTS s’est associée à Top Aces, qui est aussi une des références mondiales du Red Air. Les avions qui seraient utilisés dans le contrat ne sont pas précisés. Toutefois, Top Aces dispose d’une flotte de F-16 et d’Alpha Jet. Et une option serait d’utiliser des Gripen provenant d’Afrique du Sud.
Quatrième candidature : Procor. Conseillée par un ancien général de l’armée de l’air, la société a acquis des Mirage 2000 auprès de l’armée de l’air brésilienne (qui les avait initialement achetés... à la France). Son portefeuille inclut aussi un avion de guerre électronique, des cibles aériennes et des cibles tractées. Les opérations devraient être menées depuis la base aérienne de Luxeuil.
Contactés, les différents candidats n’ont pas répondu aux sollicitations de l’Informé.