L'abonnement à l'Informé est à usage individuel
Un autre appareil utilise actuellement votre compte
Continuer la lectureDéfense : un consortium de fonds rachète Bertin Technologies
Le groupe industriel français spécialisé dans la fourniture d’instruments de mesure, de détection et d’observation était jusqu’alors détenu par le FCDE et BNP Paribas Développement.
Le Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE) et BNP Paribas Développement peuvent souffler. Le processus de cession de Bertin Technologies, piloté par Rothschild & Co, a enfin atteint son épilogue, après un premier échec en 2024 et des inquiétudes de la part des candidats au ...
Le fonds français et son homologue britannique (qui n’avait pas suffisamment en caisse pour investir seul), un temps opposés dans cette enchère, ont donc décidé de faire cause commune avec une offre valorisant le groupe plus de 300 millions d’euros, a appris l’Informé. De quoi rapporter aux dirigeants de Bertin, Bruno Vallayer et Philippe Godefroy, près de 6 millions d’euros chacun.
Deux autres investisseurs, Apheon et Searchlight Capital, avaient remis des offres à des prix peu ou prou similaires. Soutenu par GBL, le premier était ici accompagné par Solid Partners et avait prévu de faire entrer ICG et Bpifrance dans la danse. Le second avait pour sa part beaucoup travaillé autour du sujet mais s’est avéré pénalisé par sa nationalité américaine. Il était conseillé par Messier & Associés (Marwan Lahoud) et aurait tenté de déminer le sujet auprès des équipes de Bercy et de la Direction générale de l’armement, sans succès. Préalablement, les fonds France Nucléaire de Siparex, Eirené (le véhicule défense de Weinberg Capital) et Bpifrance avaient cherché à s’insérer en minoritaire dans l’actionnariat.
Présent dans les secteurs du nucléaire, de l’environnement, du spatial et de la santé, Bertin Technologies doit aussi une partie significative de sa croissance à la défense. Sa filiale Exensor, issue de l’acquisition de la société suédoise éponyme en 2017, est mondialement réputée pour ses réseaux de capteurs pour la protection de zones et d’infrastructures sensibles. Son activité a considérablement progressé depuis la guerre en Ukraine, Exensor affichant un Ebitda de près de 10 millions d’euros sur les 30 millions de sa maison mère.
Le 1er août, la filiale suédoise a aussi engrangé un important contrat avec la Défense néerlandaise : une commande de 45 millions d’euros pour la fourniture de réseaux de capteurs terrestres (Flexnet) permettant de récolter et d’agréger du renseignement pour être alerté en temps réel des dangers potentiels.