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Industrie

Ferroviaire : le groupe Geismar cherche un repreneur, 750 emplois en question

Le spécialiste des équipements de maintenance de chemins de fer est rattrapé par ses difficultés financières. L’avenir de ses 5 usines dépend en partie d’offres de reprise.

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Ruud Morijn / Ruud Morijn - stock.adobe.com

Ils sont 750 salariés à attendre de connaître leur sort. Selon nos informations, le groupe familial Geismar, fabricant d’équipements de maintenance ferroviaire, vient d’être placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre, après s’être déclaré en cessation de paiements. Alors qu’une première quête de repreneurs a échoué, une nouvelle recherche est lancée.

Geismar n’est pas un petit opérateur du secteur. Avec ses 5 usines, dont 3 en France, ce pro des matériels d’installation et de maintenance des rails et des caténaires travaille aussi bien sur les lignes à grande vitesse que les voies de métros et tramways. Le tout pour un chiffre d’affaires consolidé estimé entre 100 et 150 millions d’euros, dont 85 % sont réalisés à l’étranger. Il y a quelques semaines, la société remerciait ainsi le Ministère moldave des infrastructures pour un projet « initié ensemble, afin de participer à la réhabilitation du réseau ferroviaire moldave ».

En France, Geismar s’appuie sur des usines à Colmar, Marseille et Saint-Didier-de-la-Tour, près de Lyon. À l’étranger, l’industriel, centenaire, exploite un outil en Italie, dédié aux draisines (locomotives de chantier) et un autre aux États-Unis, concentré sur le marché américain. Ce sont les contre-performances de cette dernière unité qui ont été, en grande partie, à l’origine d’une crise de rentabilité traversée en 2019, renforcée par la pandémie ensuite. Geismar a dû alors engager des discussions avec ses partenaires financiers et ses créanciers, parmi lesquels Bpifrance, pour réaménager sa dette. Fin 2021, sous l’égide du Ciri, un accord de conciliation a été trouvé et validé par le tribunal de commerce de Nanterre. Ce plan prévoyait des financements, dont un nouveau PGE.

En mars 2024, la famille Geismar a fait appel à un nouveau dirigeant, Nicolas Yatzimirsky (Polytechnique, ENSTA, Sciences Po Paris), passé notamment par Albea Tubes, Consolis et Verallia, pour prendre la présidence du groupe.

L’entreprise n’avait pas répondu à nos sollicitations à l’heure où nous publions.