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Industrie

Grosses cessions en vue chez Albéa, le géant des emballages pour la cosmétique

Contrôlé par le fonds PAI Partners, ce fournisseur de Dior, Yves Saint-Laurent ou L’Occitane emploie aujourd’hui 13 000 salariés.

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lev dolgachov / Syda Productions - stock.adobe.c

Albéa est peut-être à l’aube de changements majeurs. Son actionnaire majoritaire, PAI Partners, se penche activement sur l’avenir de ce fabricant d’emballages pour la cosmétique qui accumule les références de premier plan dans le secteur (Dior, Estée Lauder, Yves Saint-Laurent, L’Oréal, L’Occitane…). Selon nos informations, le fonds a fait appel à la banque d’affaires Evercore en vue de préparer une cession d’une partie substantielle d’un groupe qui emploie aujourd’hui 13 000 salariés en Europe, Amérique du Nord et Asie et a réalisé 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2022. Seraient en l’occurrence visées les divisions « tubes » et « cosmetics & fragrance », un périmètre dont l’Ebitda s’élèverait à environ 150 millions d’euros. Dotée de 24 sites industriels et de près de 4 700 salariés, la première de ces deux activités est spécialisée dans les tubes souples servant par exemple de contenant aux protections solaires, aux crèmes cosmétiques ou aux soins sous forme de gel. La seconde, qui emploie 7 300 salariés dans 13 usines, produit des emballages rigides en plastique comme des pots, des flacons ou des sticks. Si à ce stade, une revente en bloc des deux divisions semble la piste privilégiée, une cession séparée ne serait pas totalement à exclure.

Albéa IBG : une cession avortée 

Une vente ne semble en tout cas pas à l’ordre du jour pour Albéa Innovative Beauty Group (IBG), la troisième division du groupe. Celle-ci propose à des enseignes de distribution et à des marques cosmétiques de concevoir de A à Z le packaging de leurs produits. PAI avait tenté de céder cet ensemble en tout début d’année et quelques fonds avaient même exprimé de fortes marques d’intérêts, à l’instar d’Equistone et de Fremman Capital. Mais les discussions avaient achoppé sur le prix, estimé entre 200 et 250 millions d’euros. Les candidats s’inquiétaient qu’Albéa IBG réalise une grande partie de son chiffre d’affaires avec seulement une poignée de clients (notamment les magasins Action).

En mars 2018, PAI avait pris le contrôle d’Albéa pour un peu moins de 1,4 milliard d’euros en le rachetant au fonds américain Sun Capital Partners. L’entreprise n’a pas gardé bien longtemps le même périmètre : en 2020, elle a revendu à l’américain Silgan diverses activités comprenant des sites de fabrication de pulvérisateurs (utilisés pour des sprays), mais aussi son pôle de fabrication de pièces en métal. L’opération s’était conclue sur une valorisation de 900 millions de dollars.