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Continuer la lectureTrois industriels étrangers se disputent Carambar & Co
Les candidats français au rachat du confiseur détenu par le fonds Eurazeo n’ont finalement pas concrétisé leur intérêt. Le verdict est attendu pour mi-juillet.
Ils n’avaient pas hésité à jouer la fibre patriotique... En 2017, Eurazeo s’enorgueillissait, en rachetant Carambar à l’américain Mondelez, de redonner un actionnariat hexagonal à ce monument de la grande consommation en France. Mais ce dernier a aujourd’hui de très fortes chances de changer à nouvea...
Fedesa, le family office des Ferrero, est dépeint comme l’archi-favori dans les discussions. Il se trouve face à deux compétiteurs parfaitement inconnus en France. Contrôlé par le fonds américain Bain Capital, Valeo Foods dispose dans son portefeuille d’une vingtaine de marques (Rowse, Barratt, Jacobs, Kettle, Poppets…) dans les marchés du snacking, des friandises et de la pâtisserie, pour des ventes en majorité générées sur les îles britanniques. Le groupe reste pénalisé par le poids de sa dette qui, selon S&P, a atteint près de 17 fois son Ebitda en 2024. L’an dernier, Bain Capital avait d’ailleurs été contraint d’injecter 50 millions d’euros supplémentaires dans l’entreprise pour soutenir son redressement. Une autre agence de notation, Fitch, estime cependant que ce levier devrait être à un peu moins de 8 fois l’Ebitda l’an prochain. Reste à voir quelle marge de manœuvre disposerait l’irlandais pour une acquisition comme celle de Carambar.
De son côté, le maltais Foster Clark intervient dans les boissons, les pâtisseries et les condiments. Fondé en 1891, il a un temps évolué dans la galaxie Unilever, avant de rejoindre la famille Busuttil en 1984. Ses produits sont commercialisés dans plus de 80 pays.