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Continuer la lectureLa maison mère de Nutella étudie un rachat de Carambar & Co
D’autres industriels et fonds se penchent actuellement sur le devenir du groupe, qui regroupe aussi les marques Terry’s, Malabar, Krema et La Pie Qui Chante.
Carambar, Krema, La Pie Qui Chante, Terry’s, Michoko, Lutti, Pastilles Vichy, Rochers Suchard, Malabar… Les onze marques de Carambar & Co vont-elles trouver preneurs d’ici l’été ? Selon nos informations, Eurazeo a formellement lancé la vente de son groupe de bonbons la semaine dernière. Les déclarati...
Plusieurs grands industriels de l’agroalimentaire scrutent de près le dossier. Le plus connu d’entre eux, Ferrero, fait partie des plus actifs. Le fabricant de la célèbre pâte à tartiner aux noisettes Nutella est un habitué des opérations de M&A. Il a déjà absorbé Michel & Augustin, Delacre, Jelly Belly et Dori Alimentos (Dori, Pettiz, Jubes…) ces deux dernières années. Et en dépit des polémiques autour de la qualité nutritionnelle de ces produits phares, le géant italien continue d’afficher une santé insolente. Lors de son exercice fiscal 2023/2024, son chiffre d’affaires a grimpé de 8,9 %, à 18,4 milliards d’euros.
Face à lui pourraient se dresser des groupes comme l’américain Bazooka, qui dispose déjà d’un important catalogue de bonbons (Push Pop, Juicy Drop, Mega Mouth…). Il a été racheté pour environ 700 millions de dollars par le britannique Apax Partners, il y a deux ans. Plusieurs groupes asiatiques dont le japonais Meiji seraient aussi en lice, tout comme le fabricant suédois de confiserie Cloetta et l’irlandais Valeo Foods (Rowse, Jacobs, Batchelors, Kelkin…) sont régulièrement cités. En revanche, l’allemand Katjes - actionnaire minoritaire de Carambar & Co aux côtés d’Eurazeo - ne devrait pas participer.
Du côté des fonds, L Catterton, la structure d’investissement soutenue par la famille Arnault et LVMH, étudie de près le dossier. Tout comme Towerbrook. PAI Partners, référence en matière d’investissement dans agroalimentaire, et Capvest, n’auraient à ce stade pas encore tranché. Il faut dire que le dossier n’est pas sans aspérité. Lors du rachat de ces actifs de Mondelez International en 2017, Eurazeo misait en effet sur une croissance organique de sa participation (qui réalisait alors 250 millions d’euros de chiffre d’affaires) de 20 % à horizon cinq ans et sur une marge d’Ebitda de l’ordre de 15 %. Mais le déroulement de la feuille de route a été plus compliqué que prévu et de multiples changements de direction ont été réalisés. L’industriel, présidé par Marc Auclair (ex-Neuhauser et United Biscuits) depuis 2022, espère toutefois finir l’année sur un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros et une marge d’Ebitda d’environ 10 %.
Précision, et non des moindres, la moitié de l’excédent brut du groupe provient des chocolats Terry’s (qui ne représentent qu’un tiers des ventes). « Nombre de fonds préfèrent se focaliser uniquement sur cette emblématique marque britannique de chocolats, dont le succès est réel, note un proche du dossier. Certains entendent donc s’allier à des industriels pour leur céder les bonbons et ne garder que la partie la plus rentable ». Un découpage à posteriori, Eurazeo n’ayant pas souhaité détricoter Carambar & Co avant de le mettre sur le marché. En interne, le groupe bénéficie cependant de directions spécifiques entre d’un côté les bonbons et de l’autre les chocolats.