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Grande conso

Scandale des eaux minérales : la valeur de Nestlé Waters s’effondre en France

Le groupe a déprécié d’un milliard d’euros la valeur de sa filiale tricolore dédiée aux eaux des marques Perrier, Vittel, Contrex, etc.

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VINCENT FEURAY / Hans Lucas via AFP

Début 2024, le Monde et la cellule d’investigation de Radio France lâchaient une bombe pour les consommateurs français : ils révélaient que Nestlé - et d’autres acteurs du secteur - avait utilisé dans l’Hexagone des procédés de filtration et de purification interdits par la réglementation sur les eau...

Mais selon nos informations, l’impact financier de cette affaire va bien au-delà pour le géant de l’agroalimentaire : ses activités françaises d’eau en bouteille ont perdu 45 % de leur valeur. Nestlé Waters SAS, la branche qui détient notamment, via une cascade de filiales, Nestlé Waters Supply Sud (le site d’embouteillage de la source Perrier dans le Gard) et Nestlé Waters Supply Est (le site des Vosges où sont embouteillées les eaux Vittel, Hépar et Contrex), a ainsi vu sa valeur passer de 2,274 à 1,251 milliard d’euros dans les comptes 2025. Une dépréciation de plus d’un milliard d’euros, donc. Contacté à ce sujet, le groupe Nestlé n’a pas souhaité faire de commentaires.

Ces éléments ont dû peser sur les négociations avec le fonds Platinum Equity ; cet été, l’investisseur américain s’est engagé à racheter pour 3 milliards d’euros la moitié du pôle eaux mondial de Nestlé, qui regroupe plus de 30 marques (San Pellegrino, Perrier, Acqua Panna, etc.) distribuées dans 120 pays. Après des mois de tractations avec différents acteurs, Nestlé a annoncé créer avec le financier une coentreprise à 50/50, Peranel, qui regroupe la totalité des eaux et boissons premium du groupe suisse. La finalisation de l’opération est attendue au premier semestre 2027. Peranel sera piloté depuis Paris comme un opérateur indépendant.