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Grande conso

Groupe Bertrand, Accor, Elior… ce que proposent les candidats à la reprise de Dalloyau

De nombreux acteurs de la restauration se positionnent pour racheter l’emblématique traiteur parisien. L’Informé dévoile le détail des montants et projets proposés.

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SERGE ATTAL / Only France via AFP

Bientôt une fumée blanche pour Dalloyau ? Comme l’avait dévoilé l’Informé, l’enseigne née en 1682 à la Cour de Louis XIV a été placée en redressement judiciaire en août dernier. Depuis, le réseau de huit boutiques et corners, doté de son propre atelier de production à Sèvres, a suscité les convoitises de bien des acteurs. Comme révélé par nos confrères de BFM Business, le groupe Elior s’est positionné sur le dossier. Selon nos informations, le géant de la restauration collective a mis 1,1 million d’euros sur la table pour reprendre la grande majorité des actifs du groupe (Dalloyau SAS, Dalloyau Boulogne et Dalloyau Production). En sus, le groupe contrôlé par Derichebourg prévoit d’investir un million d’euros pour moderniser les outils de production et le réseau de boutiques. Côté salariés, Elior avance sa volonté d’en reprendre l’intégralité, soit 127 postes.

Face à lui, six autres candidats se sont positionnés, a appris l’Informé. Une offre a été déposée par la filiale du groupe Accor Potel et Chabot. Le traiteur haut de gamme propose ainsi de reprendre Dalloyau et Dalloyau Production, pour 100 000 euros. Aussi, la filiale prévoit de reprendre 50 salariés, ainsi qu’un budget total de relance et d’investissements dans l’enseigne de 6,5 millions d’euros, dont 5 millions pour des travaux de rénovation et de modernisation d’un flagship parisien. Dans son offre, l’entreprise axe particulièrement son projet de reprise sur le segment « sucré » de l’activité de Dalloyau. « En partant du constat que la pâtisserie française a ces dernières années su se réinventer et a connu des succès incroyables, il n’y a pas de raison que Dalloyau ne réussisse pas cette réinvention », veut croire l’entourage de l’entreprise auprès de l’Informé.

Il semblerait que Bertrand Hospitality, filiale du groupe Bertrand et troisième candidat aligné, ait quelque peu la même idée en tête. En effet, dans son projet de reprise pour Dalloyau, l’entreprise propriétaire de très chics hôtels et brasseries de luxe explique souhaiter « s’appuyer sur l’exploitation de ses salons de thé et boutiques Angelina afin de donner un second souffle à l’enseigne iconique Dalloyau ». Pour ce faire, la filiale propose un prix de cession de 50 000 euros, assorti d’un investissement de 720 000 euros en 2025. L’offre est toutefois assez faible sur le volet social : elle prévoit le maintien de 20 postes seulement.

D’autres acteurs se sont aussi positionnés pour remporter le gros lot, comme le traiteur spécialiste des événements professionnels The Taste Club, qui envisage de reprendre Dalloyau SAS ainsi que Dalloyau Boulogne pour 150 000 euros et de garder 47 employés, ou la filiale française du groupe suisse de chocolaterie Laderach. Celle-ci met seulement 15 000 euros sur la table pour récupérer la société. Son idée ? Reprendre le corner Dalloyau des Galeries Lafayette pour créer son troisième magasin parisien.

Aussi, le groupe Demeter de l’ancien président du Stade Rennais René Ruello, connu pour détenir de nombreux restaurants et hôtels en Bretagne, a déposé une simple lettre d’intention pour le rachat de Dalloyau, proposant un prix minimal de 1 000 euros par société pour Dalloyau, Dalloyau Production et Dalloyau Boulogne. Enfin, Anthony Dupont, responsable marketing du vendeur de logiciel Digital Product Simulation, a déposé une offre de reprise pour les quatre entités de Dalloyau, pour la modique somme d’un euro et en promettant d’en reprendre 109 salariés. Comme, selon lui, ce que proposait jusqu’ici Dalloyau « n’était pas en accord avec sa clientèle luxe », le jeune entrepreneur nous indique envisager de « retravailler l’offre de restauration de Dalloyau à l’horizon des six prochains mois » et de « moderniser ses points de vente ».

Le tribunal de commerce de Paris se penchera sur le dossier à la mi-octobre. D’ici là, de nouvelles offres amélioratives pourront être déposées par les candidats.