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Continuer la lectureTrenitalia dans le rouge, DooH It (la Poste) en difficulté, le CNC perdant... les télex de l’Informé
Les dernières brèves exclusives de la rédaction.
Publié : 29/02/2024 à 10:59 - Mis à jour : 29/02/2024 à 10:59
► Transports. Trenitalia enregistre de lourdes pertes pour sa première année complète d’activité en France. La filiale de l’entreprise publique italienne Ferrovie dello Stato Italiane, qui opère des Paris-Milan depuis décembre 2021 et des Paris-Lyon depuis avril 2022, a enregistré une perte de 34,5 millions d’euros en 2022…. pour seulement 37 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un niveau de déficit particulièrement élevé, même pour une entreprise en démarrage, dû à une politique de prix réduits pour la classe standard (à partir de 23 euros pour un Paris-Lyon). Par ailleurs, le taux de remplissage des trains Frecciarossa sur le Paris-Lyon est aussi très faible : il était en tout cas inférieur en 2022 aux 65 % annoncés pour 2023 par l’ex-président Roberto Rinaudo à la Tribune. S’il atteignait plus de 80 % pour le Paris-Milan, la liaison a été interrompue le 27 août dernier par l’éboulement dans la vallée de la Maurienne. L’opérateur italien prévoyait de perdre 500 000 voyageurs jusqu’à la réouverture de la ligne transalpine, prévue au plus tôt en juillet 2024. T.M.
► Publicité. L’agence DooH It, soutenue par la Poste Nouveaux Services, est en procédure de redressement judiciaire depuis la fin janvier. Cette start-up spécialisée dans l’affichage numérique extérieur propose deux offres aux annonceurs : faire de la publicité ciblée sur des écrans installés dans les taxis et VTC (Digicab) ou promouvoir leur marque sur des sacs connectés portés par des livreurs à vélo ou mobylettes (Digibag). Interrogée à ce sujet, la Poste n’a pas souhaité faire de commentaire sur une procédure en cours. E.P.
► Cinéma. Pascal Caucheteux, producteur de Jacques Audiard ou Ken Loach, s’en sort bien. En 2021, le Centre national du cinéma (CNC) l’avait sanctionné, ainsi que sa société de production Why Not, sa salle parisienne le Cinéma du Panthéon, et son bras droit Grégoire Sorlat. En cause ? Le film Roubaix une lumière (2019) d’Arnaud Desplechin, produit par Why Not et projeté au Cinéma du Panthéon. À l’occasion d’un contrôle, le CNC avait découvert que les entrées déclarées par l’exploitant étaient « très supérieures » au nombre de spectateurs effectivement présents dans la salle. Why Not avait alors argué avoir acheté des tickets pour les distribuer gratuitement devant la Sorbonne et les lycées du quartier latin. Le CNC avait jugé que ces entrées fictives augmentaient artificiellement les subventions auxquelles avaient droit Why Not et le Cinéma du Panthéon, et donc infligé 6 817 euros d’amendes et des avertissements. Ces sanctions ont été contestées devant le tribunal administratif de Paris, qui vient de juger disproportionnées les sommes demandées : la douloureuse a finalement été réduite à 817 euros. « Le procédé n’a procuré à MM. Caucheteux et Sorlat que des gains très limités, voire inexistants », indique le jugement. J.H.
Thierry Mestayer, Emmanuel Paquette, Jamal Henni.