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SNCF : Jean Castex a trouvé son directeur juridique

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Le PDG de la compagnie ferroviaire a enfin choisi un remplaçant à Philippe Mettoux, qui a définitivement quitté l’entreprise après l’échec de sa nomination à Monaco. L’heureux élu devra gérer en priorité le litige de la Gare du Nord, aidé de nouveaux conseils.

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SAMEER AL-DOUMY / AFP

L’équipe dirigeante de la SNCF est cette fois au complet. Après quatre mois de recherche, Jean Castex, PDG du groupe ferroviaire depuis le 22 octobre dernier, finalise le recrutement de son nouveau directeur juridique, selon nos informations. Sauf changement de dernière minute, son choix devrait se porter sur Vincent Montrieux, un magistrat passé par le Conseil d’État (en service extraordinaire) et, sous Nicolas Sarkozy, par les cabinets de Christine Lagarde à Bercy et de Michel Mercier place Vendôme. Il avait, à la suite, rejoint les services du ministère de l’écologie, comme sous-directeur des affaires juridiques de l’environnement, de l’urbanisme et de l’habitat. Depuis juin 2024, il officiait comme adjoint au directeur de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages.

Vincent Montrieux devrait prendre son poste en juin. Placé auprès de la nouvelle secrétaire générale du groupe, la conseillère d’État Emmanuelle Cortot-Boucher, il récupèrera les fonctions de Philippe Mettoux, qui a quitté définitivement l’entreprise en fin d’année dernière. Celui-ci avait été nommé chef du gouvernement monégasque en juin 2025, avant de devoir renoncer quelques jours plus tard à prendre ses fonctions, du fait « de forces négatives et contraires ». Le PDG de l’époque, Jean-Pierre Farandou, l’avait réintégré au même poste à l’issue de cette mésaventure, ainsi que l’avait raconté l’Informé. Mais une chasse était lancée et Jean Castex, nouveau patron du groupe, a choisi de la poursuivre.

Sur son bureau, le nouveau directeur juridique trouvera un dossier particulièrement épineux : la sortie du contrat de rénovation et de réaménagement de la Gare du Nord à Paris. La SNCF se trouve empêtrée dans cette affaire depuis que sa filiale Gares & Connexions a rompu unilatéralement le contrat de concession pour la rénovation. En février dernier, le tribunal administratif de Paris l’a condamnée à payer 275 millions d’euros à son ex-partenaire, New immo holding, une structure de la famille Mulliez (Auchan, Leroy Merlin). Mais le groupe ferroviaire a fait appel de la décision. Il a aussi déposé une demande de sursis à exécution, pour éviter de verser tout de suite les indemnités.

Selon nos informations, pour préparer le prochain round, la SNCF va, sans attendre, changer de conseil. Jusqu’ici, le groupe était accompagné par David Préat, un spécialiste des contrats de droit public, associé chez Clifford Chance. Mais la stratégie d’appel devrait être pilotée par Xavier Domino, un conseiller d’État qui a été secrétaire général de Radio France avant de rejoindre le cabinet Jones Day.

D’ores et déjà, la SNCF a déjà obtenu de réduire l’ardoise due à l’ancienne société concessionnaire de la Gare du Nord. La cour de cassation a en effet confirmé, dans un arrêt du 1er avril consulté par l’Informé, que l’entité de la galaxie Mulliez devra payer 47 millions d’euros au groupe public en exécution d’une garantie inscrite dans le contrat de concession. New immo holding contestait devoir exécuter cette « garantie autonome ». Il estimait que l’appel de cette garantie, qui ne concernait que la bonne fin de travaux, était abusif et frauduleux, car la SNCF avait abandonné, de son propre chef, le projet de réaménagement. De son côté, Gares & Connexions justifiait sa décision de rompre le contrat, en septembre 2021, par un « retard fautif et irrémédiable du concessionnaire » dans la réalisation des travaux, alors que la rénovation de la gare devait être finalisée pour les futurs JO de Paris 2024. Une raison qui n’a pas été jugée « manifestement fautive » par la Cour de cassation, confirmant ainsi un premier arrêt de la cour d’appel de Paris rendu en mars 2024.

Contacté, Vincent Montrieux n’a pas répondu. La SNCF n’a pas souhaité commenter.

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