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Transports - Auto

Les nouveaux moyens de Trenitalia en France, la lourde ardoise de Sirius Media, le virage réussi de Matera... les télex de l’Informé

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Publié : 28/10/2024 à 18:03 - Mis à jour : 31/10/2024 à 14:01

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LAURE BOYER / Hans Lucas via AFP

► Transports. Trenitalia accélère en France. L’opérateur ferroviaire public italien a décidé d’allouer plus de moyens au développement de sa filiale tricolore en 2025. Celle-ci devrait recevoir dès la fin de cette année 4 nouvelles rames à grande vitesse Frecciarossa 1 000, qui circulent aujourd’hui en Italie. Elle a engagé un travail d’études pour déterminer où placer ces nouvelles capacités. Première option, elle pourrait les utiliser pour doubler la taille de ses trains qui opèrent actuellement 5 allers-retours quotidiens entre Paris et Lyon : un processus d’homologation technique a été sollicité et son résultat devrait être connu dans les prochaines semaines. « Avoir des trains d’une plus grande capacité est la meilleure manière d’absorber les coûts d’utilisation du réseau ferré français, qui sont quatre fois plus chers qu’en Italie, explique une source chez Trenitalia France. C’est d’ailleurs la stratégie que poursuit la SNCF en misant de plus en plus sur des rames duplex dédoublées.  »
La priorité pour Trenitalia France est surtout de rouvrir sa liaison vers Milan, dont la fermeture depuis août 2023, suite à un éboulement sur les voies, pèse sur ses comptes (50 millions de pertes en 2023 pour 46 millions de chiffre d’affaires, comme l’a révélé l’Informé). « De lourds travaux sur la paroi rocheuse sont nécessaires pour lever tout risque de nouvelle catastrophe », indique une source proche du dossier. Une réouverture est désormais attendue en mars prochain. Mais l’opérateur italien pourrait aussi utiliser ses nouvelles rames pour ouvrir de nouvelles destinations : il étudie une prolongation en 2025 de l’axe Sud au départ de la Gare de Lyon, avec notamment Marseille en ligne de mire comme l’a évoqué Challenges. Une décision définitive est attendue en fin d’année. À plus long terme, Trenitalia étudie aussi des déploiements vers l’Espagne via Montpellier ou vers l’Allemagne via Strasbourg. La compagnie pourrait aussi viser les très lucratives liaisons vers Bruxelles et Londres. Seule certitude : l’été prochain, ses Paris-Lyon seront prolongés jusqu’aux destinations touristiques alpines de Chambéry et de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie). T.M.

► Audiovisuel. Dernier actif de la société cotée Sirius Media, la société de production PM SA a quitté ses anciens locaux rue de Malesherbes en mars dernier, pour s’installer dans des bureaux plus modestes, avenue Franklin Roosevelt. Au passage, elle a laissé une impressionnante ardoise : 218 300 de loyers non payés à Fiducial, propriétaire de l’immeuble d’origine via sa foncière Selectipierre. Selon le dernier communiqué de Sirius Media, dont le titre est passé en un an de 98 à 2 centimes d’euros, la société est en recherche de financement. A.R.

► Immobilier. Virage réussi pour Matera. Lancé en mars dernier, le contrat de syndic de la start-up a déjà été souscrit par 440 copropriétés, majoritairement en Île-de-France, PACA et Auvergne-Rhône-Alpes, a appris l’Informé. À date, cette nouvelle offre - qui séduit des copros de 25 lots en moyenne - aurait permis à la jeune pousse d’engranger 2 millions d’euros de revenus supplémentaires. Et encore, c’est sans compter les 90 immeubles qui ont aussi souscrit au contrat en Allemagne là où l’entreprise a une filiale. Pour Matera, qui s’était lancée en 2017 avec l’idée d’aider les copropriétés à se gérer elles-mêmes en faisant fi des syndics professionnels, ce nouveau service représente à la fois un revirement stratégique et un levier de croissance. À titre de comparaison, les 8 433 clients ayant souscrit à l’offre historique - sans syndic donc - génèrent actuellement 11 millions d’euros de chiffre d’affaires. En 2024, la société fondée par Raphaël Di Meglio table sur des revenus en hausse et espère même devenir rentable. En 2023, elle avait réalisé 11,5 millions de chiffres d’affaires pour 7 millions de pertes. G.C.

Par Thierry Mestayer, Aline Robert et Guillaume Chazouillères.