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Continuer la lectureKeolis renouvelé pour l’exploitation du réseau de transport de Dijon
La métropole de Dijon va reconduire pour sept années supplémentaires l’exploitant de son réseau de transport urbain DiviaMobilités.
Encore une bonne nouvelle pour Keolis. En juin, la filiale de transport urbain de la SNCF avait déjà gagné une longue bataille face à Transdev pour être renouvelé durant huit ans comme exploitant des transports publics de la métropole de Bordeaux. Un contrat d’une valeur de 2,2 milliards d’euros (contre 1,7 milliard pour le précédent 2014-2022). Selon nos informations, elle ne s’arrête pas là et va remporter le nouvel appel d’offres pour l’exploitation des transports publics de l’agglomération de Dijon pour sept ans (2023-2030). La métropole présidée par François Rebsamen doit se prononcer lors d’une réunion de son conseil le 15 décembre.
C’est en fait un renouvellement pour Keolis, qui exploite le réseau bourguignon DiviaMobilités depuis 2008. Et une victoire obtenue sans trop de difficultés puisqu’aucun autre opérateur n’a déposé d’offre, selon nos informations. « Nous avons senti que la Métropole était très satisfaite de ses services et que nous n’avions aucune chance de l’emporter, indique un concurrent. Répondre à l’appel d’offres aurait représenté un gros investissement financier et surtout humain en pure perte ». Sur les 23 communes de l’agglomération, Keolis continuera à faire rouler des bus sur 18 lignes et des tramways sur deux. Son contrat a été étendu en 2017 à l’ensemble des modes de transport de la ville, y compris le service de vélos (libre-service, location longue durée), les parkings et le stationnement en voirie. Contactées, ni l’entreprise ni la Métropole n’ont souhaité commenter nos informations.
Décidément, « l’année 2022 est un bon millésime pour Keolis avec le gain de plusieurs grands marchés en France », se félicite un cadre de la société qui exploite les réseaux à Lyon, Lille et Rennes. Outre un renouvellement à Sète, elle a été choisie cette année par l’agglomération de Valenciennes pour exploiter son réseau de bus et de tramways Transvilles pendant sept ans. Le marché d’une valeur de 400 millions d’euros était précédemment exploité par RATP Dev. En mai, le groupe présidé par Marie-Ange Debon a aussi remporté le marché des transports de Perpignan, d’une valeur de 295 millions d’euros sur huit ans, face au sortant, l’espagnol Vectalia.
Mais l’année 2023 s’annonce plus compliquée, avec la remise en jeu d’une concession historique à Lyon. Le Sytral, qui regroupe des élus des 59 communes de la Métropole de Lyon et du département du Rhône, vient en effet de lancer l’appel d’offres pour l’exploitation à partir de 2024 du réseau Transports en Commun Lyonnais (TCL), premier marché de transport urbain (3 milliards d’euros, 4500 salariés) après celui de Paris. Et l’autorité organisatrice dans la capitale des Gaules a choisi, pour « gagner en efficacité », de séparer le marché en deux lots : l’un sur les quatre lignes de métro, les deux funiculaires et du tramway, l’autre sur les bus et trolleybus. Déjà, la RATP, à travers sa filiale RATP Dev, se positionne sur les deux lots. De son côté, Transdev, filiale de la Caisse des dépôts et de l’Allemand Rethmann, envisage de se concentrer sur le seul volet des bus et trolleybus.