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Transports - Auto

À défaut de fusion, Air France-KLM veut rapprocher les Transavia français et néerlandais

Le directeur général du groupe, Ben Smith, est pressé de redresser les comptes de sa marque low cost, aujourd’hui dans le rouge. Mais il gardera les deux certificats d’exploitation actuels pour ne pas froisser les pilotes.

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ROB ENGELAAR / ANP via AFP

Le modèle Transavia va bouger, mais pas n’importe comment. Ben Smith, le patron du groupe aérien franco-néerlandais, juge désormais urgent de redresser la rentabilité de la marque low cost, qui a transporté 26 millions de passagers en 2025. Si le chiffre d’affaires de Transavia progresse de plus de 10 % chaque année (+16 % en 2024 et encore +12,3 % l’année dernière) à la faveur de l’agrandissement de sa flotte, son modèle reste trop fragile. Le résultat d’exploitation était repassé dans le vert en 2024, en dégageant un petit 3 millions d’euros de bénéfices, mais Air France-KLM vient d’annoncer que sa filiale venait de plonger une nouvelle fois dans le rouge en 2025, avec 49 millions de pertes. « Ouvrir de nouvelles lignes est un investissement : elles mettent deux à trois ans avant d’être matures, tempère une source au sein du groupe. Cette forte expansion pèse mécaniquement sur la rentabilité. »