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Air France-KLM : le secrétaire général quitte ses fonctions

La gouvernance du groupe aérien évolue une nouvelle fois, sur fond de tensions entre la présidente Florence Parly et le directeur général Ben Smith.

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Air France-KLM

Air France-KLM perd un de ses piliers… au moment où il connaît une évolution majeure. Le groupe dirigé par Ben Smith doit en effet intégrer la compagnie scandinave SAS, dont il prévoit de porter sa participation de 19,9 % du capital actuellement à 60,5 % d’ici fin 2026. Il est aussi entré dans la cou...

Depuis 2016, tous les dossiers chauds passaient directement par lui. Alexandre Boissy avait quitté cette année-là la responsabilité du service Recherche opérationnelle, pour diriger le cabinet du PDG d’Air France-KLM de l’époque, Jean-Marc Janaillac. Un poste qu’il a conservé quand Anne-Marie Couderc a pris la présidence du groupe, en y ajoutant les fonctions de secrétaire général adjoint et directeur de la communication, des études clients et de la stratégie de marque. « Il a été une cheville ouvrière de l’intérim qui a succédé à la démission de Janaillac, des discussions avec l’État sur les aides Covid puis de la négociation avec Bruxelles, du lobbying sur la réglementation sur les carburants d’aviation durables (SAF) ou sur la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) et les travaux d’animation du conseil d’administration », indique un bon connaisseur du groupe.

« Alexandre Boissy, qui a fait toute sa carrière à Air France, a jugé que c’était le bon moment de la poursuivre en dehors », indique une source proche sans vouloir en dire plus. Son départ intervient à un moment où la gouvernance du groupe est soumise à de nombreux ajustements. Les attributions de plusieurs membres du comex ont été modifiées au 1er octobre dernier et, surtout, Anne-Marie Couderc a transmis il y a un an la présidence du conseil d’administration d’Air France-KLM à Florence Parly.

Depuis, les relations du directeur général, Ben Smith, avec la présidence du groupe ont radicalement changé. « Anne-Marie Couderc avait fait venir Ben Smith du Canada et a guidé ses pas à Paris pour éviter les embûches, mais Florence Parly est une budgétaire, beaucoup plus impliquée dans la gestion, indique un bon connaisseur du groupe. Elle le presse de s’impliquer plus dans le redressement de KLM, comme il l’a fait dans le passé pour Air France, et de s’atteler à redresser les résultats financiers du groupe. Forcément, cela crée des tensions. » Coincé entre des syndicats de pilotes très puissants, des hausses successives de taxes sur le transport aérien en France et le plafond de trafic imposé à Amsterdam-Schiphol, Ben Smith n’a pas la tâche facile pour dégager des marges de manœuvre financières. Le cours d’Air France-KLM à la Bourse de Paris stagne depuis deux ans autour de 10 euros, sans perspective de retrouver sa valorisation d’avant-Covid (supérieure à 40 euros).

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