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Tech - Télécom

Blue (ex-Bretagne Télécom) : le projet de vente perturbé par les difficultés des candidats à lever des fonds

À défaut d’une cession, l’opérateur breton spécialisé en télécommunications et services cloud prépare un refinancement de sa dette.

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Dilok - stock.adobe.com

Blue n’est plus à vendre. Du moins pour le moment. En dépit d’un processus de cession bien engagé, l’actionnaire de cet opérateur breton spécialisé en télécommunications et services cloud, Quilvest Capital Partners, a préféré se donner du temps face à des acquéreurs potentiels en proie à leurs propres difficultés, a appris l’Informé. Dès le début des tractations animées par la banque d’affaires Oddo BHF, Equistone Partners Europe faisait office d’ultra-favori compte tenu de son poids dans le secteur des télécoms. Mais le pro du mid-market n’est finalement pas parvenu à lever son fonds de 2,5 milliards d’euros. Selon Capital Finance, une scission se trouve, qui plus est, à l’ordre du jour entre les équipes britanniques et d’Europe continentale, marquant ainsi la fin de l’âge d’or de cette équipe. Celle-ci a donc rapidement fait savoir à la direction de Blue qu’elle ne pourrait pas concourir.

D’autres fonds se sont positionnés, à l’image de Bridgepoint ou de Capza, mais l’enchère s’est finalement recentrée autour de trois noms : Macquarie Infrastructure, CVC DIF et Sienna Private Equity, la filiale du belge Groupe Bruxelles Lambert. Le 20 décembre, l’institution australienne est entrée en négociations exclusives en portant un ambitieux projet de croissance externe et une valorisation proche de 170 millions d’euros. Mais mi-janvier, Macquarie a dû annoncer la couleur : des difficultés survenues dans la levée de fonds ont compliqué sa candidature. Le tout a finalement poussé l’ancien Bretagne Télécom à changer de braquet. Selon nos informations, il planche maintenant sur un refinancement de 40 millions devant lui permettre de repousser l’échéance de sa dette. Des discussions sont actuellement en cours avec des banques et des fonds de dette.

À cette occasion, une vingtaine de cadres (sur un total de 180 salariés) pourrait monter au capital de ce groupe de quelque 15 millions d’euros d’Ebitda, fondé en 2005 par Nicolas Boittin. Proposant aux entreprises des réseaux très haut débit, de la téléphonie sur IP hébergée ou encore des solutions de cloud privé et hybride, il revendique aujourd’hui plus de 3 000 clients, dont Yves Rocher, Legendre, Allflex, Giboire, Tendriade ou bien encore Saveol.